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Category: Reportages

  • Le Family break d’Eloise au Dolce La Hulpe

    Le Family break d’Eloise au Dolce La Hulpe

    À l’arrivée, quel calme, comme si l’hôtel se fondait sans bruit dans la nature. À la réception, j’apprécie directement le sourire sincère, et les quelques mots de bienvenue. Déjà je sentais le stress retomber. Les enfants couraient d’un coin à l’autre, fascinés par la hauteur des vitres et les reflets de la forêt.

    De la réception à notre chambre vue forêt Eloise Chavenon

     

    Notre chambre était un vrai cocon. Spacieuse, lumineuse, baies vitrées ouverte sur la forêt. Les petites ont tout de suite repéré leur lit, installé juste à côté du nôtre — un détail simple, mais qui rendait le lieu encore plus accueillant. J’ai pris une grande inspiration : l’odeur de la forêt se sentait dans la chambre, la douceur du silence, la sensation d’être ailleurs.

    A vélo en forêt

    Mais le vrai bonheur, c’était cette balade à vélo dans la forêt. Les vélos sont fournis et muni d’un itinéraire nous voici parti pour pédaler 3H sur des chemins couverts de feuilles, sous une lumière dorée qui passait entre les branches. J’avais oublié à quel point il était simple d’être heureux.

    Vélos fournis pour la balade en forêt Eloise Chavenon

    Après l’effort, le Spa

    En fin d’après-midi, nous avons profité du Spa. Les enfants riaient de voir la vapeur s’échapper du hammam, pendant que nous profitions d’un massage en duo au Spa Cinq Mondes que je recommande chaudement ! L’eau, la chaleur, les senteurs d’eucalyptus, tout invite ici au lâcher-prise dans des infrastructures de premier choix.

    Le Spa 5 Mondes à découvrir en couple ou en famille Eloise Chavenon

    Buffet ou à la carte

    Le soir, place à un dîner délicieux. Autour de la table, on se racontait notre journée avec des yeux qui pétillaient encore. Un excellent dîner en formule à la carte ou buffet, et même les petites gourmandes ont tout goûté. Il est temps de rejoindre notre chambre, un livre, un câlin, un dernier regard sur la forêt endormie avant une nuit douillette.

    Au restaurant de l’hôtel Eloise Chavenon

    Avant de partir

    Le lendemain, le petit déjeuner a eu un goût de fête. Le buffet débordait de couleurs et de parfums : croissants chauds, jus de fruits frais, pancakes dorés. Les enfants choisissaient tout, un peu trop, mais c’était si bon de les voir heureuse. Avant de repartir, nous avons profité encore du parc. Un ballon, un panier de basket, le terrain de pétanque, quelques échanges de badminton, et des rires à n’en plus finir. Et quand il a fallu dire au revoir, j’ai su que nous reviendrions.

    Petit déjeuner et dernières activités Eloise Chavenon

    Profitez de cette offre exclusive

    Family Break pour 2 adultes et 1 ou 2 enfants 
    -1 nuit en chambre quadruple vue forêt avec petits déjeuners
    -1 dîner buffet au restaurant l’Argan pour 2 adultes et 2 enfants hors boisson
    -Accès au Spa pour toute la famille
    -Location de vélos sur place et guide promenade

     

    >>> Prix à partir de 390€. Bénéficiez de cette offre exceptionnelle et réservez directement sur le site du Dolce La Hulpe aux dates de votre choix

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  • Le Vexin, air pur et culture aux portes de Paris

    Le Vexin, air pur et culture aux portes de Paris

    1. Le Vexin, la campagne… de la grande ville

    A 1h de route au nord-ouest de Paris, le Vexin est certes un de territoire proche de Paris, mais c’est aussi et surtout une destination idéale pour qui a un besoin impérieux de chlorophylle et de campagne ! Avec, en prime, une touche culturelle inédite : la présence des villages d’Auvers-sur-Oise et de Vétheuil, marqués par deux des plus iconiques peintres de leur temps, Van Gogh et Monet. Autant dire que la clientèle du Benelux est aussi intéressée par cette petite région délicieuse, à l’occasion d’une escapade à Paris ou d’un coup de tête de fin de semaine, à 2h30 de voiture de la frontière belge.

    Depuis 30 ans, ce territoire est protégé par le Parc naturel régional du Vexin. Il couvre plus de la moitié du Val d’Oise, département à tonalité urbaine (Cergy-Pontoise, Argenteuil, Enghien-les-Bains…) mais défini aussi par ce vaste plateau céréalier incisé de vallées, qui annonce la Normandie. On y flirte avec la Seine, qui ondule en jolies boucles. On y croise des rivières connues, comme l’Oise, ou plus secrètes, telles l’Epte, la Viosne, l’Aubette de Meulan… Autant de micro terroirs propices à des balades pédestres et cyclistes, grâce aux itinéraires imaginés par le Parc et Val d’Oise Tourisme.

    Au gré des randonnées ou d’un circuit en voiture, le Vexin révèle d’autres charmes : des villages tranquilles avec des maisons à colombages ; des fermes de produits locaux (bières, farines de céréales, légumes, miels…), des sentiers du patrimoine, des châteaux (voir plus loin), des parcours troglodytiques, la chaussée Jules-César. Preuve que ce territoire n’est pas seulement « nature », le Vexin français a été le premier parc naturel régional à avoir été classé « Pays d’Art et d’Histoire ».

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    Adobe

    2. Auvers-sur-Oise, l’empreinte Van Gogh

    Bienvenue dans le plus célèbre village du Vexin ! Quand Vincent Van Gogh rentre en 1890 de Saint-Rémy-de-Provence, où il a passé un an dans une maison de santé, il a besoin de sérénité et de trouver un nouvel élan créatif. Son arrivée à Auvers-sur-Oise tient à la présence du Dr Gachet, ami des peintres, réputé soigner les âmes tourmentées. Van Gogh prend pension à l’Auberge Ravoux, vénérable établissement qui existe toujours et où les touristes se rendent pour goûter une cuisine généreuse, certains s’asseyant à la même table que celle où Van Gogh mangeait. Des scènes du film « La vie passionnée de Vincent Van Gogh », avec Kirk Douglas, y ont été tournées en 1955. A l’étage, on peut visiter sa chambre (payant – avec boutique).

    Auberge Ravoux
    La table à manger de Van Gogh – Auberge Ravoux Philippe Bourget | cms

    Auvers-sur-Oise se laisse découvrir au fil d’un chemin des peintres qui dévoile toutes les facettes du village, les noms et les histoires d’autres artistes venus peindre ici avant Van Gogh (Daubigny, précurseur des Impressionnistes – un joli musée lui est consacré ; Corot ; Daumier…) et la beauté singulière d’un village de campagne aux portes de Paris, mêlant maisons d’origine paysanne et petits manoirs bourgeois avec jardins. Le chemin raconte les 70 derniers jours de la vie de Van Gogh, mort à 37 ans dans sa chambre de l’Auberge Ravoux, le 29 juillet 1890, après s’être tiré une balle dans le ventre. Au cours de son séjour sur les rives de l’Oise, bref et intense, il peindra 74 œuvres, dont l’iconique église Notre-Dame et les fameux portraits du docteur Gachet et d’Adeline Ravoux.

    Vetheuil
    Vetheuil au printemps, église notre dame Vexin

    On ira bien sûr visiter l’église, avant de se rendre à pied au cimetière au Vincent Van Gogh repose, aux côtés de son frère Théo, dans une tombe couverte de lierre, d’une grande simplicité. Le château d’Auvers, lui, abrite jusqu’au 2 novembre 2025 l’exposition « Van Gogh, les derniers voyages », à voir absolument. Ceux qui ont un peu de temps traverseront l’Oise pour aller, à peine en dehors du Vexin, à Mériel. C’est ici que le célèbre acteur français Jean Gabin a passé son enfance. A l’occasion des prochaines Journées du patrimoine, en septembre 2025, le musée Jean Gabin rouvre. Il présentera une nouvelle scénographie sur sa jeunesse et ses films, ainsi que sur l’autre acteur populaire Louis de Funès, qui possédait une maison à proximité, dans le Vexin… normand.

    Château Auvers sur Oise
    Château Auvers sur Oise Gil Giuglio – Val d'Oise Tourisme

    3. Hérouville, Ambleville, Villarceaux : trois châteaux, trois destins

    Nous croirez-vous si l’on dit que David Bowie, Elton John, les Bee Gees, Fleetwood Mac, Iggy Pop, les Pink Floyd, Sting, Texas mais aussi Chopin, George Sand et Colette connaissent ou ont bien connu Hérouville-en-Vexin, village anonyme et rural de 570 habitants, situé à 5 km d’Auvers-sur-Oise ? Une seule raison à cela : la présence d’un château du 18ème s. Il abrita les amours de Chopin et de G. Sand, avant que Colette ne l’acquière quelques années plus tard. Surtout, racheté en 1962 par le compositeur Michel Magne, auteur notamment de la musique du film Les Tontons Flingueurs, il va devenir un studio d’enregistrement mythique, attirant les plus grands artistes et groupes pop-rock de la planète. Abandonné, délabré, il a été racheté en 2015 par trois passionnés qui lui redonnent son lustre d’antan, attirant à nouveau de grands artistes internationaux. Les visites se font au compte-gouttes. Le meilleur moyen de découvrir ce lieu mythique, où trône encore le piano Steinway B de 1901 sur lequel Elton John enregistra ses albums cultes Honky Château et Goodbye Yellow Brick Road, est de venir à Auvers-sur-Oise en avril, lors des Rencontres Vandisc, salon international des passionnés de vinyle (en 2025, les 26 et 27 avril). Quelques visites du château d’Hérouville sont parfois proposées.

    chateau d'Hérouville
    Le mythique studio d’enregistrement du château d’Hérouville Philippe Bourget | cms

    A l’autre bout du Parc naturel régional du Vexin, côté ouest, deux autres châteaux méritent le détour : Ambleville et Villarceaux. En chemin, on s’arrêtera à Guiry-en-Vexin, dont le musée archéologique départemental accueille jusqu’à fin décembre 2025 l’exposition « Agatha Christie en quête d’archéologie », discipline qui a inspiré plusieurs de ses œuvres. Ambleville est une incongruité. Ce beau château Renaissance aux jardins en terrasse d’inspiration italienne, est accolé à l’église du village. Dominant la vallée de l’Aubette de Meulan, il a été bâti au 16ème sur les ruines d’un château féodal. Son domaine, ouvert au public en juillet et en août, est classé « Jardin remarquable ».

    Hérouville
    château d’Hérouville Philippe Bourget | cms

    A deux pas, voici le Domaine de Villarceaux. Gratuite, la visite plonge dans un magnifique parc de 70 ha dans lequel on compte un manoir du 16ème s., un château du 18ème s., des bâtiments communs, une ferme biologique, un golf 18 trous et un autre « Jardin Remarquable » avec bassins, carrés de buis et potager conservatoire. Connu depuis le 11ème s., le lieu a subi de nombreuses transformations au fil des siècles, mêlant architecture moyenâgeuse, Renaissance et classique. Ce site connu pour avoir abrité les amours de Ninon de Lenclos, célèbre courtisane du 17ème s., promet une demi-journée de nature et d’Histoire passionnante au cour du Vexin.

    Chateau de Villarceaux Chaussy
    Chateau de Villarceaux Chaussy vexin

    4. La Roche Guyon, « Plus beau village de France » et Vétheuil,  hôte de Monet

    La découverte du Vexin ne serait pas complète sans passer par La Roche-Guyon. Bienvenue cette fois sur les rives de la Seine, qui forme ici une jolie ondulation glissant au pied de falaises de craie. Village fortifié doté d’un immense château transformé au 18ème s. par la famille de La Rochefoucauld, La Roche-Guyon est le premier site visité du Val d’Oise. Son cadre romantique en bord de fleuve, ses rues charmantes, son potager-fruitier de 4 ha classé (encore !) Jardin Remarquable et son château, dont la visite permet, grâce à un escalier troglodytique, de grimper (péniblement) jusqu’au donjon sommital qui ouvre une vue splendide sur le val de Seine, valent au bourg d’être classé parmi « les Plus Beaux Villages de France ». Le seul de la Région parisienne !

    Seine
    Falaises blanches en bord de Seine Vexin

    A noter que le château abrita durant la seconde guerre mondiale le QG du général Rommel (vestiges à voir dans les caves) et inspira le dessinateur belge de Blake et Mortimer, Edgar P. Jacobs. La même cave du château abrite d’ailleurs le Chronoscaphe, machine à remonter le temps de l’album Le Piège Diabolique. Le cadre remarquable du village et ses 1 000 ans d’Histoire ont aussi résonné à l’oreille des artistes. Victor Hugo et Lamartine ont séjourné au château. Pissarro, Renoir, Cézanne, Braque et… Monet y ont peint.

    La Roche
    La Roche Guyon Vexin

    Pour Monet, rien que de plus normal, il habitait à côté. On pourra ainsi achever avantageusement la découverte du Vexin par un arrêt à Vétheuil, à 7 km de La Roche-Guyon. C’est là, de 1879 à 1881, que résida Claude Monet, avant de partir à Giverny – qui n’est qu’à 9 km de La Roche-Guyon, dans le département voisin de l’Eure). Situé lui aussi dans un méandre des boucles de la Seine, Vétheuil offre un cadre élégant constitué de maisons vigneronnes et d’une église à la façade de style Renaissance. Un sentier du patrimoine permet de lire le paysage qui inspira Monet, avant de poursuivre la visite, si l’on a du temps, dans son fief de Giverny.

    Infos pratiques

    Partir

    • En voiture, le Vexin et Auvers-sur-Oise sont à 3h30 de route de Bruxelles.

    Hébergements-Restaurants-Cafés

    • Le Green des Impressionnistes
      A Ennery, à deux pas d’Auvers-sur-Oise, cet hôtel-résidence hôtelière moderne aux grandes chambres très confortables ouvre une vue inédite sur les tours du quartier parisien de La Défense, au loin. Le charme de la campagne à deux pas de Paris ! A partir de 115 € la nuit.
    • Auberge Ravoux
      A Auvers-sur-Oise, la célèbre auberge où résida Van Gogh en 1890. A partir de 15 € le plat.

    En savoir plus/Visiter

  • L’Ouganda, entre aventure, expérience et rencontres.

    L’Ouganda, entre aventure, expérience et rencontres.

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    Dans le cadre d’un voyage de reconnaissance pour préparer celui qui sera accompagné par Colette Braeckman pour le journal Le Soir, j’atterris à Entebbe, unique aéroport international de l’Ouganda. Dès mon arrivée, les sourires et gestes de bienvenue augurent d’un séjour prometteur. Entebbe, petite ville de 70.000 habitants située sur une presqu’île au nord du lac Victoria, fut la capitale coloniale avant d’être supplantée par Kampala, distante de 40 km.

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    Premiers pas : rencontre avec la nature et les rhinocéros

    Le lendemain matin, je fais connaissance avec Robert, mon guide, pour une mission passionnante : préparer un itinéraire original pour les lecteurs du journal. Direction le nord et le sanctuaire de Ziwa Rhino. Sur place, nous sommes accueillis par Max, un ranger chaleureux qui nous conduit à pied vers les rhinocéros. Ces imposants herbivores, autrefois présents dans le nord du pays, ont été transférés ici pour échapper à l’extinction.

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    À Ziwa, une cohabitation harmonieuse s’est instaurée entre la faune et les bergers locaux. Leur bétail, friand des hautes herbes, prépare le terrain pour les rhinocéros en libérant l’herbe tendre. Une belle illustration de tourisme responsable où tout le monde trouve son compte. Les rhinocéros, majestueux mastodontes pouvant peser jusqu’à trois tonnes, broutent paisiblement sous la vigilance des rangers. L’émotion est palpable face à ces animaux préhistoriques.

    Murchison Falls : des paysages à couper le souffle

    Notre aventure se poursuit vers le parc national des Murchison Falls, du nom des célèbres chutes de la rivière Victoria. Ce spectacle naturel est saisissant : un torrent rugissant s’engouffre dans une gorge étroite de sept mètres avant de plonger de 43 mètres dans un fracas assourdissant. Cette énergie brute captive les sens et donne l’impression d’être au cœur de la création.

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    Le lendemain, nous découvrons les chutes d’en haut, offrant une perspective tout aussi spectaculaire. Dans ce parc, le plus ancien d’Ouganda, nous observons une faune riche et variée. Bien que le Big Five soit présent, le léopard reste insaisissable. Cependant, girafes, buffles, éléphants, hyènes et phacochères croisent notre route, tandis que les gazelles et antilopes s’éclipsent à la moindre alerte. Quel tableau !

    Chimpanzés et gorilles : une rencontre bouleversante

    Quelques jours plus tard, dans les forêts de Kibale et de Bwindi, je ressens une connexion unique en observant les chimpanzés et les gorilles. Ces primates, si proches de nous, rappellent notre origine commune. Les précautions sont strictes : distances de sécurité, masques pour éviter la transmission de maladies, et respect absolu de leur environnement. Chaque rencontre est unique, révélant des personnalités distinctes parmi ces êtres fascinants.

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    Le trekking vers les gorilles dans la forêt impénétrable de Bwindi est une expérience inoubliable. Après un briefing minutieux, nous progressons hors sentiers, guidés par des rangers. Ceux-ci nous signalent la présence de gorilles dans un site très escarpé. Nous quittons le sentier pour nous enfoncer plus encore dans la forêt en hors-piste. Il faut rester vigilent pour éviter de glisser et les écorchures des buissons sur le visage. Puis notre ranger nous fait signe d’approcher sans bruit et nous désigne en contre bas une famille tranquillement installée au pied d’un arbre occupée à manger des feuilles tendres et des baies en poussant des HUUUMMM retentissants de satisfaction. Des petits font du judo tandis qu’un troisième joue à Tarzan sur un arbre voisin. Le tout sous l’œil attentif des adultes. On devine distinctement le chef de famille, un imposant colosse au dos argenté. Je reste immobile, je les regarde ému, le spectacle et les bruits de la forêt me subjuguent.

    Safari nocturne : l’autre visage de la nature

    Mon voyage s’achève par un safari nocturne dans le parc national du lac Mburo. L’obscurité enveloppe la forêt, percée seulement par le faisceau de notre projecteur. Chaque bruit, chaque mouvement révèle la vie secrète de la savane. La forêt s’anime avec la présence de créatures nocturnes que l’on peine à deviner. Les cris percent le silence et nous interrogent.  L’adrénaline est à son comble lorsque l’on devine une proie probablement attrapée par un léopard à la vision nocturne très développée. Parfois c’est le cri reconnaissable d’une hyène ou le grognement de zèbres que notre projecteur arrive à éclairer. Sous les feux de notre 4×4, en pleine piste devant nous avance nonchalamment… un léopard.  La rencontre inoubliable. Le parc garde ses secrets la nuit, chaque bruissement d’herbe ou craquement de feuilles sèches augmentent l’excitation. Et dire que la pièce jouée dans ce théâtre naturel est ici chaque jour et chaque nuit renouvelée. Vivre l’Ouganda authentique comme je viens de le faire, c’est un véritable trésor à découvrir.

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    Une pépite méconnue

    Loin des clichés associés à l’époque d’Amin Dada, l’Ouganda s’affirme comme une destination authentique et surprenante. Winston Churchill l’avait déjà surnommé la « Perle de l’Afrique », et ce titre reste amplement mérité. Entre safaris, randonnées, rencontres culturelles et paysages à couper le souffle, ce pays offre une immersion totale pour les cinq sens. On ne revient pas d’Ouganda inchangé : c’est une expérience qui vous marque pour la vie.

    Par Mohammed Yahiaoui, journaliste-reporter

  • Arménie, entre traditions, culture millénaire et nature sauvage

    Arménie, entre traditions, culture millénaire et nature sauvage

    Tout au bout de l’Europe et déjà aux confins de l’Asie, l’Arménie se situe au cœur du Caucase. Le « pays de Noé » n’a pas de côte mais un grand lac situé en altitude. L’Histoire raconte l’épopée des conquérants qui se sont succédé avec les Perses, les Romains, les Byzantins, les Turcs seldjoukides et Ottomans… Et plus récemment, la Russie soviétique. Sans oublier la tragédie du génocide et de sa diaspora qui dénombre aujourd’hui dix millions d’Arménien dans le monde tandis que l’Arménie elle-même n’en compte que trois. L’histoire mouvementée de ce petit pays a comme dernière aventure celle d’avoir été l’une des quinze républiques de la Russie soviétique. Période dont elle est fière d’avoir… tourné la page. Tandis qu’aujourd’hui, de nombreux opposants fuyant la politique de Poutine s’y trouvent désormais installés.

    Eric Valenne | cms

    Erevan, la douzième capitale

    La ville qui compte un million d’habitants se visite facilement à pied : les édifices ne sont jamais loin. Il y a les places arborées et leurs fontaines à parcourir ainsi que l’opéra avec ses soirées dédiées notamment au grand Khatchatourian, compositeur national et sa célébrissime « Dance du Sabre ». Après cela, la balade le long des terrasses offrira tout ce que cette ville moderne et déjà européenne peut proposer : bars, restaurants, tavernes et spectacles…

    La Cascade et son escalier géant à Erevan

    Toute visite passera par la place de la République et ses édifices pastel couleur pêche dont certains datent de l’époque soviétique. Voici le Musée d’Histoire et la Galerie Nationale, le bâtiment de Gouvernement et la tour de l’Horloge où en été, les jets d’eau font leur show. Autres sites à visiter dans la capitale, la bibliothèque Matenadaran et ses millions de manuscrits. Incontournable, le mausolée  « Tsitsernakaberd » évoque le génocide arménien de 1915 et son million de morts.

    Eric Valenne | cms

    Avec sa pointe de granite de 44 mètres, ses douze stèles, ses arches et son incroyable musée sans oublier sa flamme éternelle, le site est régulièrement fleuri (notamment chaque 24 avril). Quelques marchés dont le plus couru, le « Vernissage », déclinent tout l’artisanat du pays depuis la symbolique du grenadier aux multiples icones en passant par les assiettes et plateaux, peintures et foulards, instruments de musique et bois ciselés…

    Eric Valenne

    A l’horizon, l’Ararat

    Les Arméniens ont créé leur propre identité nationale avec une langue et un alphabet uniques qui les ont affranchis de toute autre influence. Au cœur de la capitale Erevan et depuis la rue Tamanyan, les escaliers mènent vers les hauteurs de la colonne du cinquantième anniversaire de l’Arménie soviétique. Les escalators intérieurs évitent les 572 marches et permettent de profiter du Cafesjian Center For The Arts ou « Cascade », un important centre d’art contemporain aux 1200 œuvres à découvrir. De là-haut s’admire la meilleure vue panoramique sur la ville avec les lumières qui s’allument en contrebas comme autant d’étoiles d’une galaxie trépidante aux boulevards bruyants. A l’horizon, le magnifique mont Ararat, comme veillant sur la capitale et la nation. Mais celui-ci ne se dévoile pas souvent. Situé à soixante kilomètres et aux confins de la Turquie et de l’Iran, il est un des symboles forts de l’Arménie.

    Le mont Ararat et le monastère Khor Virap

    La Genèse a voulu que s’y échoue l’Arche de Noé qui a fait rêver des générations d’historiens et d’aventuriers. Emblématique et envoûtant mont Ararat… Avec ses neiges éternelles qui blanchissent son sommet de 5137 mètres, il se refuse souvent à la vue et se nimbe de nuages. Paradoxalement, cette montagne que l’on dit berceau de l’Arménie est inaccessible aux Arméniens eux-mêmes car située en Turquie. Empêchés par toutes les tracasseries frontalières imposées par Ankara, les Arméniens d’aujourd’hui se contentent de l’admirer de loin. De quoi rappeler que les deux pays se tournent encore le dos sur fond de génocide. Une tragédie jamais cicatrisée ni reconnue par la Turquie.

    Vue sur les campagnes arméniennes et les gorges Vorotan

    Une envie de grands espaces

    Un goût d’aventure s’épice dès que l’on quitte Erevan avec notamment comme cap, les monastères qui font partie de la mémoire nationale et universelle (UNESCO). Si ceux-ci ne devraient pas limiter le pays au seul tourisme religieux et culturel, ils font partie de la mémoire de cette contrée du Proche-Orient. Non loin de la capitale se profile déjà le magnifique autant qu’emblématique monastère de Khor Virap.

    Monastère de Khor Virap

    Avec comme écrin lointain les neiges du mont Ararat à l’horizon, ce lieu témoigne de l’adoption du christianisme par ce pays, l’un des premiers à le faire. C’était en l’an 301 grâce à Grégoire l’Illuminateur, jeté ici dans un puits profond par le roi. Mais le saint y survécut miraculeusement treize ans. Au point de sauver son bourreau de la mort pour le convertir lui et tout le pays… Un monastère fut édifié autour du puits au 7ème siècle.

    La cathédrale Sainte-Etchmiadzine

    L’aventure continue. A 20 km d’Erevan, la cathédrale Sainte-Etchmiadzine abrite le Saint-Siège qui dirige l’Église apostolique arménienne avec son patriarche, le Catholicos de tous les Arméniens. Il s’agit d’un site religieux qui doit se visiter mais… surtout s’écouter lors des concerts chantés par les choristes les dimanche et jours de fête! Ensuite, la route permet de gagner les hauteurs encore couvertes des neiges hivernales tandis que les vallées voient les arbres fleurir. Ici et là, les vignobles s’accrochent aux reliefs et racontent leur origine ancestrale.

    Le monastère de Geghard

    Quelques autres sites monastiques incontournables vous attendent encore comme celui de Geghard situé dans les collines rocheuses de l’arrière-pays. Fondé au XIIIème siècle, il cache une partie troglodyte. Les lieux sont fascinants et ressemblent comme un écho à celui de Tatev, ce nid d’aigle isolé dans les neiges printanières qui se découvre après une descente en téléphérique (le plus long au monde).

    Le monastère de Geghard Eric Valenne

    De quoi rappeler que ce pays est très montagneux, découpé de canyons et haché de rivières sauvages. Il témoigne également à l’instar de la quarantaine de monastères et d’églises du grand intérêt de ce patrimoine. Partout, l’ornementation des sanctuaires et des murs fascine avec les entrelacs et autres khatchkars (croix sculptées) qui ornent les édifices. Fondé au XIIIème siècle, il présente une partie troglodyte. Les lieux sont fascinants. Posté sur un nid d’aigle, voici Tatev. Souvent isolé dans les neiges persistantes, l’endroit ne se découvre qu’après une… descente en téléphérique le plus long au monde « Les Ailes de Tatev » (5752m)…

    Monastère de Tatev
    Entre prières et chants Eric Valenne | cms

    Une boisson millénaire…

    Détruit en 1679 par un séisme, le temple grec de Garni domine une vallée aux étranges murailles volcaniques en tuyaux d’orgue. Ce temple de style ionique a fière allure. Il semble venir droit de l’antiquité, ce qui n’est pas tout à fait vrai dans la mesure où fut reconstruit pour être à nouveau sur pied en 1976. Sur la route vers Erevan, d’autres témoignages s’admirent au cœur d’antiques vignobles aux vins originaux. Question de rappeler l’histoire plurimillénaire de cette boisson dont cette région du Caucase en est le berceau. C’est que par ici, l’accueil et la table sont très importants…

    Gastronomie arménienne Eric Valenne | cms

    Les petits verres de vodka ou de brandy local précèderont, accompagneront ou termineront les plats locaux, mélanges d’Asie et d’Occident. Lesquels sont souvent servis avec les vins du cru. Voici les khorovats (grillades et salades), les dolmas (légumes farcis par toutes sortes de viandes), le Lahmajoun (pizza arménienne)… Sans oublier le lavash, ce pain traditionnel cuit au four, dont on peut souvent admirer la fabrication ancestrale. Mais s’il y a bien une nourriture plus spirituelle qui séduira le visiteur… c’est le plaisir d’écouter résonner l’âme et l’esprit de ce petit pays : la musique envoûtante du doudouk, ce haut-bois ancestral bercé de nostalgie qui transporte au paradis au-delà du mont Ararat.

    Le duduk, flute traditionnelle Eric Valenne | cms

    La musique, âme de l’Arménie

    Le duduk arménien est un instrument de musique à vent traditionnel, considéré comme l’un des symboles culturels les plus emblématiques de l’Arménie. Fabriqué en bois d’abricotier, il est doté d’une anche double qui produit un son doux, profond et mélancolique, souvent comparé à la voix humaine. Ce timbre unique lui permet d’exprimer une large gamme d’émotions, allant de la joie à la nostalgie, et de raconter des histoires imprégnées des traditions et de l’âme arméniennes. Son origine remonte à plusieurs siècles, et il est indissociable des rites, cérémonies et moments marquants de la vie arménienne. En 2005, l’UNESCO a reconnu la musique du duduk comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité, soulignant son importance dans la préservation de l’identité arménienne.

    Erevan musée Katchatourian Eric Valenne | cms

    Pour écouter du duduk en Arménie, la capitale Erevan est une excellente destination. Le Centre Cafesjian pour les Arts organise régulièrement des concerts où le duduk est mis en avant. Le Théâtre national d’Opéra et de Ballet propose aussi des performances intégrant cet instrument unique. Les festivals de musique folklorique, comme ceux organisés à Dilijan ou dans la région du Lori, offrent l’opportunité d’écouter du duduk dans un cadre plus traditionnel. Enfin, dans les villages arméniens, des soirées culturelles permettent de découvrir des joueurs locaux dans un contexte authentique et chaleureux, pour une immersion complète dans la richesse sonore de cet instrument légendaire.

    Découvrez ici le son du duduk : https://youtu.be/9ELJkCx3HaQ

     

    Pratique

    Quand visiter ? Au printemps (avril-juin) et en automne. L’été peut être chaud mais sympa pour les festivals et activités en plein air.

    Les lettres de l’alphabet arménien semble un festival de u,n, uu, t, muuu reliés comme des macaronis ou tuyaux

    Un passeport suffit. Pas de visa.

     

    Plus d’infos

    https://destination-armenie.fr/

     

     

     

  • Malte : une destination pleine de surprises !

    Malte : une destination pleine de surprises !

    Les Luzzu, les bateaux de pêche traditionnels maltais. Visit Malta

    Les trois îles – Malte, Gozo et Comino – offrent, avec leurs caractères différents, une magnifique diversité. Avec des vols directs depuis la Belgique, l’archipel, qui fait partie de l’Union européenne depuis 2004, est aujourd’hui plus accessible que jamais !

    Malte est l’une de ces destinations qui semblent presque trop belles pour être vraies. À peine 550.000 habitants peuplent ce pays situé juste en dessous de la Sicile en Méditerranée, répartis sur trois îles au caractère bien distinct. Malte, l’île principale où se trouve également la capitale La Valette, regorge de trésors culturels, tandis que Gozo et la plus petite Comino séduiront les amoureux de la nature. Ajoutez à cela environ 300 jours de soleil par an et une culture particulièrement ouverte, et vous comprendrez pourquoi Malte devient une destination incontournable.

    La Valette est la plus petite capitale d’Europe, mais au caractère bien trempé. Visit Malta

    Une histoire très riche !

    Malte a connu une histoire mouvementée, ce qui en fait aujourd’hui un véritable carrefour de cultures. On y trouve pas moins de 365 églises, la cuisine locale est influencée par les gastronomies italienne et arabe, et le maltais est la seule langue sémitique écrite avec notre alphabet latin. Même si l’on reconnaît parfois des influences italiennes, le maltais reste difficile à comprendre, mais l’anglais est la deuxième langue officielle du pays. Vous n’aurez donc aucun mal à communiquer avec les locaux, qui sont d’ailleurs particulièrement accueillants !

    L’ordre des chevaliers joue encore un rôle important à Malte, avec des défilés en uniformes traditionnels. Visit Malta

    Malte est habitée depuis 5900 avant J.-C. et a été successivement occupée par les Phéniciens, les Romains, les Byzantins et les Arabes. En 1530, le pays a été offert aux Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean, qui protégeaient les pèlerins à Jérusalem avant d’être chassés par les Ottomans. Ils déplacèrent la capitale de l’intérieur des terres vers le port de La Valette, renforcèrent les fortifications de la ville et y apportèrent richesse et culture. L’Ordre des Chevaliers de Malte existe toujours aujourd’hui, et leurs traces sont visibles partout sur l’île principale ! Plus tard, Napoléon Bonaparte conquit Malte, mais il fut repoussé par les Maltais avec l’aide des Britanniques, qui colonisèrent le pays jusqu’à son indépendance en 1964. Aujourd’hui, Malte est indépendante et membre de l’Union européenne depuis 2004, avec l’euro comme devise officielle depuis quelques années. Inutile donc de chercher un bureau de change sur place !

    La « Great Siege Square » à La Valette commémore le siège de la ville par les Ottomans en 1522. Visit Malta

    Des merveilles à perte de vue à Malte

    L’île de Malte regorge de sites à découvrir. À La Valette, la plus petite capitale d’Europe classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, vous pourrez explorer les ruelles étroites bordées de maisons en pierre calcaire et de balcons en bois colorés. Vous y trouverez d’innombrables traces des différentes cultures qui s’y sont succédé, mais aussi des Chevaliers et de la richesse qu’ils ont apportée. Les remparts fortifiés, les nombreuses églises et cathédrales ornées d’œuvres d’art parfois surprenantes, les « Auberges » où logeaient les chevaliers de différents pays, les nombreux musées et les « Upper Barakka Gardens » pour une pause verte… Rien qu’à La Valette, il est possible de se perdre une journée entière sans jamais s’ennuyer !

    Les Upper Barakka Gardens : un havre de paix en ville avec vue sur le port. Visit Malta

    Il y a tant d’autres merveilles à découvrir à Malte, où deux tiers de la population résident autour des ports ! Pour explorer rapidement les environs de La Valette, nous avons opté pour une visite au volant d’une voiturette électrique de Rolling Geeks, une société de location gérée par un Belge établi à Malte depuis plusieurs années, qui vous guide à travers les principaux sites grâce à des itinéraires GPS programmés. C’est le point de départ idéal pour repérer ce que vous souhaitez visiter de plus près. Mais le reste de l’île regorge aussi de trésors : les nombreuses baies, les villages de pêcheurs pittoresques, les villes fortifiées historiques comme Mdina – l’ancienne capitale de Malte… Vous ne saurez plus où donner de la tête. Déterminez ce que vous souhaitez voir avant de partir. Le site www.visitmalta.com est un excellent point de départ pour planifier votre séjour !

    Explorez la ville à votre rythme avec les voiturettes électriques de Rolling Geeks, gérées par un exploitant belge. Visit Malta

    Nature et tranquillité à Comino et Gozo

    Envie d’échapper à la foule ? Prenez le ferry pour Comino ou Gozo. Avec une superficie d’à peine 3,5 km², Comino est la plus petite des trois îles maltaises et est entièrement classée comme réserve naturelle. C’est la destination idéale pour les randonneurs désireux de découvrir les nombreuses criques aux eaux azur, comme la Blue Lagoon ou la Crystal Lagoon. Vous pouvez également visiter ces lieux via l’une excursion en bateau ou en kayak. Cela vous permettra aussi de découvrir la célèbre grotte de Popeye. Autant de suggestions parfaites pour les amoureux de nature préservée !

    Comino offre une multitude de paysages magnifiques pour les passionnés de nature. Visit Malta

    Le ferry vous emmène également à Gozo, une île bien plus grande et plus peuplée que Comino. Petit conseil : louez une voiture ou un scooter pour explorer l’île. Mais ne soyez pas surpris ! Comme Malte est une ancienne colonie britannique, on conduit à gauche, avec le volant à droite. Si cette idée ne vous enthousiasme pas, optez pour une voiture avec chauffeur ou une visite en tuk-tuk pour profiter du plein air et du climat généralement ensoleillé de Malte. Nous avons choisi Yippee, qui propose des chauffeurs/guides anglophones et francophones.

    Gozo est un paradis pour les plongeurs et les amateurs de snorkeling. Visit Malta

    Gozo : une immersion historique

    Comme ailleurs à Malte, Gozo regorge de paysages naturels et de baies éblouissantes, telles que Mgarr Ix-Xini, où il est possible de nager et de faire du snorkeling. Contrairement à Comino, Gozo est habitée et révèle de nombreux vestiges de sa riche histoire.

    L’église Ta’ Pinu sur Gozo Visit Malta

    Par exemple, Ta’ Pinu mérite le détour. Cette majestueuse église-monastère a été érigée après qu’une femme du village de Gharb ait entendu la voix de la Vierge Marie dans une chapelle située à cet endroit. L’architecture remarquable du bâtiment, avec pour toile de fond la mer omniprésente de Gozo, offre un spectacle saisissant. Ne manquez pas non plus Victoria, en particulier la Cittadella, une citadelle fortifiée autour de laquelle la ville s’est développée.

    Gozo est également célèbre pour son sel marin récolté de manière artisanale, autrefois une délicatesse très coûteuse. Les salines de Qbajjar, vieilles de 350 ans, s’étendent sur 3 km le long de la côte. La récolte du sel, encore pratiquée à petite échelle, est une tradition transmise de génération en génération. Un sachet de ce sel marin d’un blanc immaculé est un joli souvenir pour se rappeler, une fois chez soi, de votre visite !

    Les salines de Qbajjar. Visit Malta

    Nous terminons notre visite de Gozo et Malte au port de Mgarr, où accoste le ferry. Les restaurants locaux vous y proposent une cuisine typique avec des plats préparés à partir de la pêche du jour, fraîchement sortie de la mer.

    Comment s’y rendre ?

    Ryanair propose des vols directs vers Malte depuis l’aéroport de Charleroi en Belgique. Planifiez votre visite sur www.visitmalta.com.

    Marsaxlokk, un village de pêcheurs traditionnel à Malte Visit Malta
  • Expérience vécue : une croisière à bord du voilier « le Star Clipper »

    Expérience vécue : une croisière à bord du voilier « le Star Clipper »

    Le Star Clipper à l’ancre. Grand pour un voilier mais compact pour un bateau de croisière. Arnaud Henckaerts

    Et l’expérience à bord du Star Clipper, ma première croisière avec le vent dans les voiles, de Malte et Gozo en passant par la Sardaigne jusqu’à Minorque et Majorque, a été inoubliable !

    Plus de 3 300 m² de voiles réparties sur 4 mâts, le Star Clipper est unique en son genre Arnaud Henckaerts

    J’ai toujours associé les bateaux de croisière à d’immenses villages flottants, avec de grands spectacles en soirée, des piscines et beaucoup de bling-bling. Une sorte de Las Vegas sur l’eau ! Pour certains, cela peut ressembler à un rêve, mais cela ne m’a jamais vraiment parlé. Pourtant, une autre approche existe, comme le prouve Star Clippers, une compagnie de croisières qui mise sur une expérience plus authentique avec des tall ships, des navires qui naviguent principalement à la force du vent grâce à leurs grandes voiles. La compagnie en possède pas moins de trois dans sa flotte : le majestueux Royal Clipper et les navires jumeaux Star Flyer et Star Clipper, basés à Malte. C’est à bord de ce dernier que nous avons embarqué dans le port de La Valette. Une sacrée symbolique !

    Le Star Clipper navigue sous pavillon maltais Arnaud Henckaerts

    Une expérience sociale

    Pendant que nos bagages sont transportés en cabine, un verre de bienvenue nous est offert. L’occasion parfaite pour faire connaissance avec les autres passagers et l’équipage. Ce qui frappe immédiatement ? L’ambiance chaleureuse et familiale qui règne à bord. Ce sentiment ne fera que se confirmer au cours du voyage. Car si le Star Clipper est grand pour un voilier, il reste à taille humaine pour un bateau de croisière : avec une longueur de 115 mètres, il accueille 166 passagers et un équipage de 74 personnes.

    Chaque départ et chaque arrivée dans un port sont uniques ! Arnaud Henckaerts

    Cela favorise les rencontres régulières avec les mêmes personnes, ce qui invite aux échanges autour d’un verre, lors du petit-déjeuner ou simplement sur le pont. On discute de leurs croisières précédentes (les adeptes de ce concept ne s’en lassent pas et y consacrent généralement une ou plusieurs vacances par an), mais aussi de leur quotidien ou de l’actualité géopolitique. A ce sujet, il est amusant d’entendre les différentes opinions des Américains sur leur futur président ! Mais avant tout, à bord, il s’agit de profiter pleinement du moment présent !

    La finition du navire est à la fois classique et luxueuse Star Clippers

    Authentique

    Et ce plaisir commence avec l’aménagement et la finition du Star Clipper, qui se tient à l’écart des tendances modernes et opte résolument pour une atmosphère authentique. Cela se confirme également lorsque nous entrons pour la première fois dans notre cabine. Celle-ci est étonnamment spacieuse pour un navire de cette taille, avec suffisamment d’espaces de rangement et, autour du grand lit avec des draps impeccablement propres, assez d’espace pour se déplacer. Un hublot offre une vue sur le port de La Valette, un spectacle en constante évolution au rythme des vagues, des variations de la météo et des différentes escales.

    Se réveiller chaque matin avec une vue surprenante Arnaud Henckaerts

    Connexion belge

    Le look et l’ambiance du navire doivent beaucoup à la Belgique, car le Star Clipper a été construit à la demande du propriétaire suédois dans un chantier naval de notre pays, au début des années 90. La finition typiquement en bois, les détails en cuivre nécessitant un polissage régulier et les cordages sur le pont pour hisser les différentes voiles… on a l’impression de voyager dans le temps, mais avec tout le confort moderne. L’aventure est aussi au rendez-vous, avec des souvenirs du Licorne tiré des bandes dessinées de Tintin. Ou encore l’époque des grands explorateurs, comme Christophe Colomb traversant l’Atlantique en 1492 (une aventure que le Star Clipper entreprend également après notre voyage – une expérience sans doute tout aussi inoubliable pour les passagers !).

    Les mâts de 60 mètres de haut et les voiles évoquent appellent à l’aventure. Arnaud Henckaerts

    On pense également à Christophe Colomb lorsque le capitaine – un très sympathique Belge qui est à la barre de ce navire depuis 25 ans – nous guide hors du port de La Valette en direction de Gozo, une autre île maltaise. Au moment de quitter le port, le morceau 1492 de Vangelis, bande originale du film du même nom, résonne sur le pont. Cela peut sembler un peu cliché, mais sous les voiles battant au vent, cela suscite une certaine émotion chez plus d’un passager !

    Le capitaine Dominique, un compatriote qui a quitté un porte-conteneurs pour le Star Clipper il y a 25 ans. Arnaud Henckaerts

    Pension complète

    Après le départ, nous passons rapidement à table. La croisière est, bien sûr, en pension complète, et malgré l’étroitesse de la cuisine, le menu est varié et copieux, avec toujours des options végétariennes. Nous faisons la connaissance de notre serveur attitré pour le reste du voyage, serviable et capable de servir les repas avec élégance, même lorsque le navire tangue légèrement. Ce n’est pas de la haute gastronomie, mais c’est particulièrement soigné et diversifié. Et copieux, car en plus des trois repas, des snacks et des fruits sont disponibles toute la journée !

    Trois repas y sont servis quotidiennement. Star Clippers

    Lorsque nous arrivons dans notre cabine pour la nuit, notre steward a tout préparé pour une nuit réparatrice, avec une petite attention sur l’oreiller, comme dans les meilleurs hôtels. Installés dans le confortable lit, nous nous endormons rapidement bercés par le mouvement des vagues, une sensation particulièrement agréable ! Lors des nuits où la mer est plus agitée – en fin d’automne, la Méditerranée n’est pas toujours calme – nous sommes un peu plus secoués, mais c’est une expérience en soi !

    Le voyage et les destinations

    Le matin, nous nous réveillons en mer, avec en vue notre prochaine escale. C’est là l’un des plus grands avantages de ce type de croisière : le plaisir est aussi bien dans le voyage que dans la découverte des destinations tout au long du parcours. Après un petit-déjeuner copieux, nous débarquons grâce aux tenders, ces embarcations qui assurent la liaison entre le navire et le port lorsque l’eau est trop peu profonde pour la quille de notre voilier.

    Les tenders nous emmènent à terre lorsque le port est trop peu profond. Arnaud Henckaerts

    Les jours suivants, nous accosterons directement dans d’autres ports. Vous pouvez choisir de rester sur le navire pour vous détendre, mais bien sûr, nous profitons de chaque occasion pour explorer les escales, toutes plus belles les unes que les autres, alternant entre le charme idyllique et le raffinement mondain. Vous pouvez vous inscrire à une excursion organisée ou explorer librement la ville ou la région !

    Amarré dans le port, vous apercevez déjà le Star Clipper de loin, même de nuit. Arnaud Henckaerts

    Déconnexion

    Les jours et les nuits à bord sont exceptionnels. Depuis peu, le wifi est disponible en mer grâce au réseau satellite Starlink, mais l’ambiance à bord invite à la déconnexion. Enfin du temps pour lire un livre ! Que ce soit dans la cabine, au bar ou sur le pont, où des chaises longues vous invitent à profiter du moment, avec même deux petites piscines à disposition. Mais cela offre surtout l’opportunité de contempler l’eau et l’horizon, qui présentent un spectacle changeant de couleurs et de vagues. Observer d’autres bateaux et s’émerveiller devant les oiseaux terrestres qui, loin de la côte, choisissent le navire comme halte de repos. Un pur délice !

    La mer change constamment de couleur pendant le voyage, tout comme la météo automnale en Méditerranée. Arnaud Henckaerts

    Ou bien observer le ballet des voiles, car celles-ci ne sont évidemment pas uniquement là pour le décor. Certes, le Star Clipper est équipé d’un moteur pour les moments sans vent et pour fournir de l’énergie au navire, mais l’équipage exploite au maximum le vent pour naviguer de destination en destination. La gestion des voiles constitue un spectacle fascinant auquel vous pouvez d’ailleurs participer ! L’équipage est toujours prêt à fournir des explications supplémentaires.

    L’équipage s’active jour et nuit pour maintenir les voiles et le navire en parfait état. Arnaud Henckaerts

    Au revoir

    Vous l’avez deviné, ma première croisière a été forte en émotions ! Un voyage de ce type n’est pas donné, mais c’est une expérience unique que je recommande à tous ! Peut-être pas la formule idéale pour les familles avec de jeunes enfants, car même si des activités en soirée sont proposées pour ceux qui le souhaitent, il n’y a pas d’équipe d’animation spécifique pour les enfants, ni de salle de cinéma ou de garde d’enfants. Mais quelle aventure ! Après une semaine en mer, les adieux sont donc difficiles, avec le retour sur la terre ferme et la perspective d’un vol vers la froide Belgique… Mes souvenirs, en revanche, sont inoubliables !

    www.starclippers.com

    Le Star Clipper offre des souvenirs inoubliables en mer. Star Clippers
  • Glasgow, la reconquête sur un passé difficile

    Glasgow, la reconquête sur un passé difficile

    Des Tobacco Lords à Macintosh, signes intérieurs de richesse

    A Glasgow, l’histoire se lit dans la pierre. Fondée au VIe s., la cité s’établit sur une colline au nord-est du centre-ville actuel. Là se trouvent toujours la cathédrale catholique St Mungo’s (XIIe-XIIIe s., remaniée), devenue presbytérienne, et la plus ancienne maison de Glasgow, Provand’s Lordship (1471), souvenir de son passé moyenâgeux. Elles sont bordées par Necropolis, cimetière-jardin victorien (XIXe s.) dominant la ville de ses 3 500 pierres tombales.

    Pollok House, manoir au sud de la rivière Clyde Bourget Philippe

    Glasgow entre réellement dans la lumière en 1707, quand l’Ecosse se lie à la couronne d’Angleterre. Depuis le port, les navires peuvent accéder plus facilement que depuis Londres aux terres anglaises d’Amérique. Des marchands locaux, les Tobacco Lords, vont ainsi faire fortune dans le tabac et bâtir de riches demeures. C’est dans Merchant City – partie du centre-ville – que l’on peut les voir, comme celle à colonnes du 78, Hutcheson Street, ou la Gallery of Modern Art, ex maison du négociant William Cunningham. Ou encore Merchant Square, un ancien marché couvert qui deviendra au 19e s. un haut-lieu de commerce.

    Immeuble de style Ecossais Baronial sur Argyle Street Bourget Philippe

    Dans ce quartier s’affichent aussi les marques bourgeoises d’une autre ère : la révolution industrielle. A la fin du XVIIIe s., l’écossais James Watt décuple le potentiel de la machine à vapeur. Jackpot pour la ville, qui fait tourner ses mines de fer, de charbon et ses industries à plein régime. Avec la construction navale, Glasgow devient aux XIXe s. et XXe s. une cité ouvrière prospère. Les big boss y bâtissent de nouveaux édifices : face au Tron Theater, l’ancienne banque de style « écossais baronial » (décors médiévaux et Renaissance) ; sur St Vincent Street, Anchor Line (ex compagnie maritime, 1906) et Citizen Office.

    Argyle Street Bourget Philippe

    La période révèle aussi le talent de l’architecte Charles Rennie Mackintosh. Inspirateur de l’Art Nouveau à Glasgow, son travail se lit en différents lieux, comme la Lighthouse (un « phare » en ville), la Glasgow School of Arts et The House of an Art Lover, dans le parc Bellahouston. L’âme ouvrière, elle, transparait à Hidden Lane, dans le quartier aujourd’hui bobo de Finnieston. D’anciens ateliers en briques sont devenus des studios d’artistes. Quant aux puces de Barras, dans East Side, elles drainent le week-end une clientèle populaire fan de vintage.

    Porte des City Chambers, l’hôtel de ville Philippe Bourget | cms

    Depuis les années 1990, une renaissance et une vie culturelle intenses

    La prospérité de Glasgow s’effondre dans les années 1970-1980. Avec la fin de l’aventure minière britannique et les crises industrielles, la cité tombe dans la pauvreté. Quartier populaire, la rive sud de la Clyde, fleuve côtier qui traverse la ville, est exsangue. La traversée du tunnel va durer plus de 20 ans. Jusque aux années 1990 quand, sous l’impulsion de la sphère artistique de la ville, un début de renaissance s’engage.

    Passerelle piétonnière sur la rivière Clyde Philippe Bourget | cms

    Mot d’ordre : rénovation urbaine à tout-va et culture musicale. C’est à ce moment là que les groupes locaux Simple Minds, Frantz Ferdinand et Texas se révèlent, dans l’ancienne salle de bal Barrowland, devenue lieu de concert. Le street art envahit les murs. Glasgow offre de nos jours un mélange étonnant de dynamisme culturel. Une ardeur friendly qui tient autant à la solidarité héritée de l’histoire ouvrière qu’à ce présent arty et musical. « On rit plus à Glasgow lors d’un enterrement que durant un mariage à Edimbourg ! », se moquent les locaux.

    Le marché aux puces des Barras, East Side Philippe Bourget | cms

    Même si des friches urbaines sont toujours visibles et qu’une certaine pauvreté se lit dans des rues et sur des visages, l’éveil glasvégien se renforce depuis trente ans. Proche de la chic Ingram Street et de George Square, où se dressent les City Chambers (l’hôtel de ville), la piétonne et large Buchanan Street aligne de nombreux commerces. Merchant Square est devenu un lieu prisé de fooding, dans un secteur urbain qui vibre aux couleurs LGBT. Au-delà du quartier boboïsé de Finnieston (restaurants, bars…), West End est aussi un exemple de mutation. Autour de la vaste université où enseigna Adam Smith, père de l’économie libérale, ce quartier est devenu un repaire de magasins et de cafés branchés. On s’en aperçoit en flânant sur la très animée Byres Road ou dans la ruelle villageoise Ashton Lane, riche en pubs.

    Pub dans une ancienne courette industrieuse Philippe Bourget | cms

    Restent les quais de la Clyde. D’industriels, ils sont devenus « arty ». Depuis la toute récente passerelle piétonne et cycliste jetée sur le fleuve au confluent avec la Kelvin, les rives sont scandées par l’ultra design Riverside Museum (histoire des transports), le Glasgow Science Center, le siège de la BBC Scotland, le SEC Armadillo (auditorium) et Ovo Hydro (salle de concerts). Au milieu des runners qui s’époumonent, tout cela est très tendance mais par trop clinique. Des mouettes piaillent, un pâle soleil transparait… et Glasgow poursuit sa mue trendy.

    Ashton Lane, rue villageoise à pubs de West End Philippe Bourget | cms

    Kelvingrove Art Gallery and Museum et Burrell Collection, l’art au sommet

    Ces deux grands musées sont à visiter absolument. Dans le quartier de West End, près de l’université, l’immense et impressionnant Kelvingrove Art Gallery and Museum, aménagé dans un palais en grès rose du début du XXè s. – cette pierre a servi à bâtir de nombreux édifices à Glasgow -, exige un peu plus qu’une demi-journée si l’on veut tout voir en profondeur. Les espaces d’exposition se déploient dans des patios et des étages à galeries, de part et d’autre d’un grand hall central.

    Le Kelvingrove Art Gallery and Museum, dans West End Philippe Bourget | cms

    Entièrement gratuit, le « Kelvingrove » parle autant de zoologie que de sculpture et de peinture. On ira voir en particulier l’espace consacré aux grands peintres modernes écossais (Leslie Hunter, JD Fergusson, SJ Peploe…) dont certains tableaux exaltent la nature locale (superbe « Balmoral Autumn », par Joseph Denovan Adam, 1896) et les salles dédiées à l’impressionnisme français, où sont présentés des tableaux des grands maîtres Courbet, Monet, Cézanne, Matisse, Renoir…

    Objets d’art dans la Burrell Collection Philippe Bourget | cms

    La Burrell Collection est aussi indispensable. Plus importante collection d’art issue d’un legs privé d’Ecosse, elle provient de Sir William Burrell, industriel glasvégien du tournant du XXè s. ayant fait fortune dans la construction navale. Il a passé sa vie, avec son épouse, à réunir des œuvres. Près de 10.000, dit-on. Sa passion éclectique l’a conduit à posséder des peintures d’impressionnistes, des céramiques, des sculptures, des objets antiques… Tous plus remarquables les uns que les autres.

    Une salle d’exposition dans la Burrell Collection Philippe Bourget | cms

    A sa mort, en 1958, il en fit don à sa ville. Depuis les années 1980, celle-ci les présente dans ce vaste musée design récemment rénové, posé au sud de la rivière Clyde, dans le Pollok Country Park, grand jardin de 150 ha avec ferme, vaches highlands et manoir, un poumon vert parmi d’autres de la ville. Détendu par cet environnement de nature, le public est invité à découvrir des statuettes asiatiques, des céramiques chinoises et iraniennes aux couleurs splendides et une superbe série de tableaux impressionnistes de Degas (peintre préféré de Wlliam Burrell), Manet, Courbet (splendide tableau de la « Charité à Ornans »), Pissaro, Renoir, Corot, Daumier… ainsi que des sculptures de Rodin et de Camille Claudel. Un régal.

    Botanic Gardens et Kelvingrove Park, références d’une cité verte

    Comme dans beaucoup d’autres villes britanniques, la nature est très présente. Autant en profiter après avoir trekké dans les rues de la cité ! Parmi les parcs de Glasgow, le jardin botanique, dans West End, est un must. Proche de la station de métro Hillhead, il offre une respiration charmante avec ses parterres jardinés, ses serres et sa vallée sauvage de la Kelvin. Fondé en 1817 par le botaniste Thomas Hobkirk, il propose ses allées bordées de pelouses bien taillées à des déambulations romantiques (de nombreux écureuils gris gambadent en liberté) et 12 serres abritant plus de 12.000 sortes de plantes et fleurs exotiques et du désert.

    Philippe Bourget | cms

    Dès l’entrée, on tombe nez à nez avec un magnifique palais de verre, le Kibble Palace, qui abrite une luxuriante végétation tropicale. On achèvera la balade par une plongée le long de la rivière Kelvin, vallée verte et secrète longée par un sentier pédestre.

    La rivière Kelvin près de l’université, dans Kelvingrove Park Philippe Bourget | cms

    Non loin de là, toujours dans West End, Kelvingrove Park est un autre poumon de verdure. Situé près de l’université, cet espace traversé par la rivière Kelvin, affluent de la Clyde, offre sur plus de 30 ha ses grands arbres, ses pelouses et ses allées ombragées aux promeneurs et aux joggeurs. Les enfants adorent titiller les écureuils gris, peu farouches, qui hantent ce parc.

    Passerelle dans les Botanic Gardens Philippe Bourget | cms

    Très fréquenté, le Kelvingrove Park est aussi le « campus vert » des étudiants de l’université, qui n’ont qu’à descendre de leurs doctes salles de cours pour venir s’alanguir sur l’herbe, aux beaux jours. Depuis deux ans, fin septembre, le parc accueille Big Feed, sur la Kelvin Way. Un évènement musical et culinaire, avec concerts et offre de street food.

     

    Infos

    • Passeport valide obligatoire pour se rendre au Royaume-Uni.
    • A partir du 2 avril 2025, une ETA (Electronic Travel Authorisation) est aussi obligatoire pour se rendre au Royaume-Uni depuis la Belgique. Prix : 10 £ (env. 12 €), valable pendant deux ans (sauf si validité du passeport expirée avant). gov.uk/government/organisations/home-office
    • A Glasgow, on pourra utiliser le métro (une ligne circulaire) et les bus pour les sites éloignés. Billet à la journée : métro (env.5€) ou bus (5,50€).
    Hébergements-Restaurants-Cafés

     

    En savoir plus
    Visit Britain : visitbritain.com/fr
    Visit Scotland : visitscotland.com/fr-fr

  • Les secrets du Morbihan, un golfe et des îles

    Les secrets du Morbihan, un golfe et des îles

    Démarrez par une croisière dans le golfe

    C’est assurément le meilleur moyen de découvrir cette baie, étendue sur 115 km² et parsemée de 42 îles, qui s’ouvre vers l’océan Atlantique par un goulet de moins d’un kilomètre de large. Une mer intérieure à la géographie singulière, épargnée par les grandes tempêtes venues du sud mais pas par les puissants courants marins, dont certains, lors des grandes marées, peuvent atteindre près de 20 km/h.

    Entrée du golfe du Morbihan, près du phare de Port-Navalo cms | cms

    Alors, à moins d’être un excellent navigant et d’avoir un bateau, mieux vaut faire confiance aux compagnies maritimes ! Parmi celles qui proposent des croisières au départ de Vannes, l’une d’elles permet d’embarquer pour près de 4h de navigation. Une odyssée « nature et patrimoine » entre ciel et eau, dont les seuls points de repère sont les clochers pointus des églises des villages riverains.

    La célèbre Maison Rose, dans le chenal menant de Vannes Philippe Bourget | cms

    Une fois quitté le chenal de Vannes, la balade s’ouvre sur l’adorable pointe de Conleau (quartier villageois de Vannes), le port saisonnier de Port-Anna (en saison, on y pêche la seiche, appelée ici « morgate ») et les derniers « sinagots », antiques bateaux à voiles rouges. Puis l’on pénètre dans le grand golfe. Le capitaine, au micro, égrène le nom de chaque île. Boëdic (privée), Logoden (boisée), Mouchiouse (un seul habitant !), Stibiden (ayant appartenu à Danielle Darrieux, une actrice française)… Chacune sa géographie et son histoire, dans ce monde clos aux lumières changeantes passant du noir nuageux au plus scintillant des bleus marins.

    Le village et le port de Locmariaquer Philippe Bourget | cms

    Dans ce dédale poissonneux où de grands marins au long cours ont fait leurs armes – on compte ici une dizaine d’écoles de voile -, deux îles s’imposent par leur taille : l’Île aux Moines et Arz. Toutes deux habitées à l’année, la première a fourni quantité de capitaines au long cours, alors que la seconde était aussi connue pour ses marins-pêcheurs. Deux terres de villégiature hors du monde, idéales pour les touristes cherchant le calme et le dépaysement.

    Relance de la culture de la vigne sur l’île d’Arz Philippe Bourget | cms

    Au sud du golfe, l’air du grand large vient siffler aux oreilles. Au-delà du port-village abrité aux maisons blanches de Locmariaquer, les pointes de Kerpenhir et de Port-Navalo laissent entrer le puissant flux du large. Plus loin, ce sont les îles d’Houat et d’Hoedic, un autre voyage…

    Vannes et Auray, les gardiennes du golfe

    Reliées l’une et l’autre au golfe par un chenal, la Marle pour Vannes, la rivière d’Auray… pour Auray, la connexion souligne le rôle maritime puissant que les deux villes majeures du golfe ont joué depuis toujours : d’abord comme ports marchands, par l’échange de produits de mer et de terre (vin, sel, chanvre, bois, céréales…) ; puis comme ports de plaisance, en abritant de nos jours de nombreux voiliers.

    Vue générale sur le port de Saint-Goustan, à Auray Philippe Bourget | cms

    Vannes, une des villes les plus dynamiques de Bretagne (chantiers navals et pôle universitaire) déploie un centre ancien remarquable cerné de murailles, miraculeusement préservé des bombes lors de la seconde guerre mondiale. Tout bénéfice pour le promeneur ! On s’y balade de placettes en ruelles bordées de splendides maisons à pans de bois, dont les rez-de-chaussée abritent commerces de bouche et d’artisanat.

    Les maisons à colombages de la place Henri IV Philippe Bourget | cms

    Place de Valencia, rues Saint-Salomon, des Halles, Saint-Gwénaël… Dans ce centre vivant, la marche urbaine donne le tournis, jusqu’à l’exceptionnelle place Henri-IV et son décor moyenâgeux de demeures à colombages, tout près de la cathédrale Saint-Pierre. Loin d’être figée dans un passé muséifié, Vannes respire la création. En témoigne l’Hôtel de Limur, qui raconte les évolutions de la ville, une forte culture street art hors les murs (parcours à suivre via l’appli Diggy) et la promenade arborée du port, avec ses expos outdoor estivales.

    Maisons à pans de bois dans la ville haute d’Auray Philippe Bourget | cms

    Auray est plus intimiste. Nichée au fond de sa ria-rivière, la petite ville brille surtout par son vieux port, Saint-Goustan, avec ses quais et ses demeures en granit qui semblent ne pas avoir changé depuis le XVIIIème s. A l’époque, les bateaux de commerce qui s’y amarraient avaient élevé Auray au rang de premier port du Morbihan.

    Sur le port de Saint-Goustan, à Auray Philippe Bourget | cms

    Par le vieux pont sur la rivière, on grimpera dans la ville haute en suivant la rue du Château, scandée de boutiques de créateurs et d’artisans. Avant de musarder dans les halles d’Auray, « coincées » entre la mairie et l’hôtel de ville. Remises à neuf en 2023, elles abritent quelques belles « maisons » de bouche bretonnes, à l’image des huîtres Henry ou de la charcuterie Le Lavandier.

    Un sanctuaire mégalithique

    On l’aperçoit lors de la navigation dans le golfe du Morbihan. En longeant l’île de Gavrinis, plantée au sud-ouest de la baie, un grand cairn apparait, telle une colline artificielle. Le monticule de terre et d’herbe est haut de huit mètres et fait plus de 50 m de diamètre ! Dessous, il percé d’un tunnel de 14  m de long qui conduit à une chambre funéraire couverte d’une dalle de pierre longue de 4 m, de plus de 20 t.

    Le cairn de l’île de Gavrinis, site mégalithique le plus célèbre Philippe Bourget | cms

    Quel personnage important a été enterré sous ce monument, que l’on date d’environ 6.000 ans avant J.-C. ? Nul ne sait et c’est tout le mystère du néolithique, dont le golfe du Morbihan est l’un des hot spots français – les alignements de Carnac ne sont qu’à 30 mn de Vannes. Pour la visite, il faut réserver (site ouvert de mi-mars à  fin sept.). D’une durée de 2h30, elle comprend la traversée maritime aller-retour depuis Larmor-Baden, la découverte de l’île et du cairn et, depuis la mer, la vue et les explications sur l’enceinte mégalithique de l’île voisine d’Er Lannic, deux murailles en forme de fer à cheval datant de 3.500 ans avant J.-C.

    Le menhir brisé de Locmariaquer Philippe Bourget | cms

    Gavrinis n’est pas le seul monument néolithique du golfe. Sur l’île aux Moines, le cromlech de Kergonan est moins spectaculaire mais comprend tout de même une vingtaine de pierres levées disposées en arc de cercle. Plus au sud de l’île, deux dolmens se dressent près de la route principale, Kerno et Er Boglieux. Le second conserve quelques inscriptions. Il serait vieux de 6.000 ans.

    Le dolmen de la Table des Marchand, à Locmariaquer Philippe Bourget | cms

    Un second grand site néolithique est à voir absolument : Locmariaquer. Accessible en voiture depuis Auray en 20 mn (ou en bateau depuis Vannes), il comprend un ensemble constitué d’un grand menhir brisé, d’un dolmen et d’un tumulus. Chacun a été bâti à une époque différente. Le grand menhir, daté de 4.500 à 4.700 ans avant J.-C. est le plus vieux. Brisé en quatre morceaux, il s’élevait à 21 m et serait peut-être tombé suite à un séisme. Le tumulus d’Er Grah est impressionnant : 140 m de long au dessus d’une tombe, édifiée pour un seul personnage. Le dolmen de la Table des Marchands contient une chambre haute entourée de pierres savamment gravées. Mystérieux vestiges…

    Plage de Landrezac, Sarzeau

    Des plages et d’autres attractions phares…

    Difficile d’aller en Bretagne sans profiter des plages ! Coup de chance, le golfe du Morbihan dispose d’un grand secteur balnéaire, sur la presqu’ile de Rhuys. Fermant le golfe au sud, cette large pointe déroule côté océan de longues plages de sable, parfaites pour le farniente, la baignade et les sports nautiques (voile, kitesurf, foil, plaisance, kayak de mer…).

    Plages de Kerver et du Fogeo au Crouesty, plages de Port-Sable et de Port-Lenn à Port-Navalo, plages de Landrezac, des Beg Lann et du Roaliguen à Sarzeau (les plus belles !)… Le choix, immense sur ce littoral tourné plein sud, s’adresse aux voyageurs pour qui vacances rime avec indolence.

    Observation dans la réserve naturelle du marais de Séné Bourget Philippe

    Aux fans de découvertes originales, le golfe promet aussi des surprises. Côté paysages, on conseillera le marais de Séné. Cet espace de 530 ha, classée réserve naturelle, se découvre au fil de deux itinéraires pédestres tracés entre des vasières et des prairies. Au menu : l’observation d’oiseaux, avocettes, chevaliers, sternes, spatules, tadornes de Belon… Emportez des jumelles !

    Ostréapolis, centre d’interprétation dédié à l’ostréiculture Bourget Philippe

    Autre espace, cette fois en lien avec l’activité humaine : Ostréapolis. Ce tout nouveau centre d’interprétation dédié à l’huître, à La-Tour-du-Parc, fait appel aux sens pour dévoiler les richesses et le savoir-faire de l’ostréiculture locale. Animations vidéos, recyclage des coquilles, ateliers de cuisine… Le bonheur gustatif est dans l’huître.

    Le château de Suscinio Bourget Philippe

    L’Histoire a aussi laissé sa trace dans la région. En témoigne le château de Suscinio, formidable forteresse née au XIIIème s., entourée de douves et symbole de la puissance des ducs de Bretagne. Entre logis ducal et chemin de ronde, le visiteur plonge dans un parcours didactique, visuel, sonore et même olfactif, une façon de s’imprégner des légendes bretonnes d’un golfe décidément très atypique.

     

    Plus d’infos 

    Y aller

    Vols Bruxelles Charleroi-Nantes avec Ryanair.
    Puis location de voiture. Vannes est alors à 1h25 de route.
    En voiture, Vannes se trouve à 830 km de Bruxelles. Compter 8h30 de route

     

    Visites

    – Compagnie Navix : croisières dans le golfe du Morbihan. navix.fr

    – Site de Gavrinis. cairndegavrinis.com

    – Site mégalithique de Locmariaquer. site-megalithique-locmariaquer.fr

    – Réserve naturelle des marais de Séné. reservedesene.bzh

    – Ostréapolis. ostreapolis.bzh

    – Château de Suscinio. suscinio.fr

     

    Hébergements

    – Hôtel Le Marin

    A Auray, un charmant petit « hôtel de mer », cosy à souhait, au port de Saint-Goustan. Chambres doubles à partir de 85€. hotel-lemarin.com

    – Golfe Hôtel

    A Vannes, un hôtel moderne et confortable, proche du port. A partir de 80/85€ la nuit. golfe-hotel.com

    – Villa Kerasy

    Très joli boutique-hôtel dans une maison noble des années 1920, à Vannes, face à la gare. Décoration « esprit d’Orient ». A partir de 90€. villakerasy.com

     

    En savoir plus : morbihan.com

     

     

  • Cracovie, probablement le meilleur de la Pologne

    Cracovie, probablement le meilleur de la Pologne

    Le centre historique et le Rynek

    Du XIème siècle à 1596 et son transfert à Varsovie, Cracovie fut la capitale de la Pologne et le siège du royaume. Epargné par les guerres et le communisme, le centre historique fourmille de monuments hérités de ce rang. Et quels monuments ! Dans ce cœur urbain cerné autrefois de murailles – elles ont été remplacées au XIXème s. par les Planty, couronne de verdure relaxante qui le sépare des faubourgs -, le visiteur explore, ébahi, les bâtiments les plus prestigieux.

    Le château du Wawel et Basilique Cathédrale de Cracovie Gerald Villena

    L’ensemble de la colline du Wawel en est l’épicentre. S’y trouvent côte à côte le château royal et la cathédrale, témoins du partage des pouvoirs et haut lieu de l’identité polonaise. Site de couronnement et de sépulture des rois, la cathédrale égrène tombeaux et monuments des souverains autour de l’autel de Saint-Stanislas, saint-patron de la Pologne. Autour de sa cour centrale encadrée de galeries, le château, lui, a été transformé en musée dédié à la royauté et en lieu d’évènements.

    Le début de la rue Grodzka, artère principale de la vieille ville Philippe Bourget | cms

    Hors l’enclave du Wawel, le cœur historique bât tout aussi fort. Des hordes de touristes arpentent la colonne vertébrale que forment les rues Grodzka et St-Florian, irriguant tout le centre. A condition de ne pas être distrait par la profusion de boutiques, voici ce qu’il ne faut pas manquer : l’église Saints Pierre-et-Paul, modèle d’architecture baroque ; l’église Saint-André, le plus ancien édifice roman ; l’adorable rue Kanonicza et ses bâtiments des XIVe et XVe s., dont l’un abrite le Centre Jean-Paul II, dédié à sa mémoire – icône de la ville, il en fut l’archevêque avant d’être pape ; le Collegium Maius, siège de la prestigieuse université Jagellonne, où étudia Nicolas Copernic… et le futur Jean-Paul II ; les basiliques des Franciscains et des Dominicains, puissants ordres de cette ville religieuse.

    Le château de Wawel vu depuis la Vistule K. Skubala

    La rue Grodzka débouche sur le Rynek. C’est le foyer incandescent de Cracovie. Sur la plus grande place médiévale d’Europe (200 m x 200 m) se tient la prestigieuse Halle aux Draps et ses échoppes de souvenirs, symbole de la ville commerçante de jadis. Devant les terrasses de cafés et de restaurants, l’église Notre-Dame et le beffroi de l’Hôtel de Ville font office de totems. A voir et à entendre dans la première : le retable gothique de Veit Stoss (XVe s.), l’une des plus beaux et grands du monde, avec 200 personnages ; la ritournelle du hejnał, une mélodie jouée chaque heure par un trompettiste posté en haut d’une tour de l’église, interprétée depuis le 16ème s. et expression de l’indépendance de la ville.

    Le Rynek avec la Halle aux Draps et le beffroi de l’hôtel de ville Philippe Bourget | cms

    Le nord du Rynek est à l’unisson. Autour de la rue St-Florian, le musée des Princes Czartoryski (et sa célèbre peinture La Dame à l’Hermine, de Léonard de Vinci), la Jama Michalika (archétype du café-musée du XIXe s.), le théâtre Slowacki, la porte Saint-Florian et la Barbacane constituent le quinté de choc. Au-delà, la balade peut se poursuivre jusqu’au Stary Kleparz, authentique marché populaire de la ville.

    Vieilles maisons dans le quartier de Kazimierz Philippe Bourget | cms

    Kazimierz, héritage de la culture juive

    Rattaché à la ville au tournant du XIXe s., ce quartier diffuse une atmosphère autant historique que bohême. C’est ici que, dès le XIVe s., une première communauté juive s’implante. Elle va se développer et prospérer durant cinq siècles, jusqu’à la seconde guerre mondiale. Au point qu’en 1939 un quart des 250 000 habitants de Cracovie est de culture juive.

    Dans une rue de Kazimierz… Philippe Bourget | cms

    La persécution nazie va tragiquement décimer cette population, transférée dans le quartier voisin devenu ghetto de Podgórze (voir ci-dessous), puis déportée vers les camps de concentration – dont Auschwitz, situé à 60 km. Depuis 20 ans, alors que le souvenir du conflit de 39-45 s’estompe, ce quartier longtemps livré aux squats et à la délinquance retrouve son identité juive autour de lieux de culte et de mémoire et d’une indéniable animation boutiquière et touristique.

    Anciennes façades de magasins juifs de Kazimierz, transformés en restaurant Philippe Bourget | cms

    Il suffit d’arpenter les rues Mieselza, Józefa et Szeroka pour s’en convaincre. Les cafés et les restaurants de cuisine juive y côtoient les synagogues, les musées et centres de culture ashkénaze, deux cimetières juifs et une flopée d’adresses de bouche, de boutiques et de galeries branchées non ethniques où se mélangent touristes et jeunes cracoviens. Autour de la rue Szeroka (en réalité, une place), le restaurant casher Ariel est proche d’Hamsa, où l’on mange des spécialités orientales dans l’esprit « Tel-Aviv ». Les deux font face à la synagogue et au vieux cimetière juif Remu’h (l’un des plus anciens d’Europe), très fréquentés par les communautés juives orthodoxes étrangères, reconnaissables à leurs tenues vestimentaires typiques.

    Ancienne synagogue devenu café (Hevre) Philippe Bourget | cms

    La visite de Kazimierz passe aussi par la place Nowy. Hôte d’une rotonde où l’on vend dans des kiosques les célèbres zapiekanki (baguettes avec du fromage, du ketchup et de la ciboulette), elle est investie chaque dimanche par un marché aux fripes vintage, qui a retrouvé un allant auprès des touristes et des bobos. Depuis la place Wolnica où se dresse la grande bâtisse de l’ancien hôtel de ville du quartier, la rue Mostowa conduit à la passerelle design (piétonne et cycliste) Ojca Bernatka qui, par delà la Vistule, mène au quartier de Podgórze.

    Dans le musée de la Fabrique d’Oskar Schindler Philippe Bourget | cms

    Podgórze et Zabłocie, souvenirs du ghetto et cluster muséal

    Situé rive droite de la Vistule, ce quartier plus excentré conserve la mémoire tragique du génocide contre les Juifs de Cracovie, parqués ici à partir de 1941 puis déportés vers différents camps de concentration et de travail, dont celui de Płaszów, au sud-est de la ville. C’est aujourd’hui un vrai quartier cracovien, résidentiel, qui n’a pas (encore) succombé au tourisme de masse. Sur la Vistule, la passerelle Ojca Bernatka qui le relie depuis 2010 à Kazimierz assure toutefois une connexion facile qui induit de nouvelles habitudes.

    Musée Cricoteka, consacré Tadeusz Kantor Philippe Bourget | cms

    Cette place constitue un lien parfait avec la visite suivante, dans le quartier contigu de Zabłocie : le musée de la Fabrique d’Oskar Schindler. Aménagé dans l’ancienne usine éponyme et rendu célèbre par le film (1993) de Steven Spielberg, « La liste de Schindler », il rappelle le rôle crucial tenu par Oskar Schindler, le directeur allemand de cette usine de batteries de cuisine pour soustraire plus de 1 000 juifs à la déportation. Consacré plus globalement à Cracovie sous l’Occupation, le musée, aux commentaires non traduits en français, est certes très émouvant mais pâtit de l’exiguïté des salles d’exposition et de son atmosphère sépulcrale, sur fond de profusion d’informations.

    La passerelle design Ojca Bernatka et ses sculptures Philippe Bourget | cms

    Dans un autre genre, le MOCAK (2011) propulse le visiteur dans la création artistique polonaise. Constitué d’un nouvel édifice et de bâtiments d’usine réhabilités, le Musée d’Art contemporain de Cracovie met en scène les œuvres d’artistes du pays et organise des expositions temporaires très courues.

    La place Podgórski et l’église néogothique Saint-Joseph Philippe Bourget | cms

    Pour découvrir l’aspect très cracovien du quartier, on n’hésitera pas à se perdre autour de la place Podgórski. Autour de l’église néogothique Saint-Joseph, on découvrira des immeubles résidentiels des XVIIIe et XIXe s., un ou deux « bars à lait » authentiques de la ville (cantines héritées de la période communiste) et l’ambiance de village résidentiel de la colline située derrière l’église (rue Dembowskiego et parc Bednarskiego).

    Une ville ‘arty’ et ‘foody’

    Avec 160 000 étudiants pour 1 million d’habitants, des dizaines de nationalités (Français, Allemands, Italiens, Espagnols, Ukrainiens…) employées dans différents secteurs d’activités – les centres de services, le design… – et des valeurs européennes affichées avec force, rien d’étonnant à ce que cette ville de « professeurs », qui baigne depuis des siècles dans un climat artistique et intellectuel, soit une des cités les plus dynamiques d’Europe.

    Le jardin intimiste du café Eszeweria Philippe Bourget | cms

    Au-delà de ses richesses muséales et du nombre de théâtres (six), Cracovie est une ville d’intense culture urbaine. Ce secteur serait d’ailleurs le second pôle économique de la cité, après le tourisme. Le nombre de festivals organisés chaque année et l’armée de salariés du Bureau de la ville chargé de les organiser, 140 personnes, en témoigne : Festival Misteria Paschalia (Pâques) ; Fête des étudiants de Cracovie (une semaine en mai, le maire leur remet alors les clefs de la ville) ; Festival de la Culture Juive (juin) ; Festival de la Musique de Film (mai-juin, le plus grand du monde) ; Festival de la poésie (juin) ; Festival de musique classique (juillet) ; Festival d’été de jazz (juillet) ; Festival international de théâtre de rue (juillet) ; Unsound Festival (musique électronique, octobre) ; All Soul Jazz Festival (novembre)… Jusqu’au Forum des villes européennes, dont Cracovie sera l’hôte en juin 2025, consécration de son ouverture au Vieux Continent.

    Décoration design dans le récent hôtel de luxe H15 cms | cms

    Ce multiculturalisme se retrouve dans l’assiette. Aux restaurants traditionnels polonais servant dans des cadres chics les recettes immémoriales (soupes, pierogi…) s’ajoute une multitude d’adresses ethniques (arméniennes, lituaniennes, japonaises, coréennes…) et branchées, de lieux vintage, de marchés bios… Et chacun a forcément son idée sur le meilleur endroit du moment ! Dans Kazimierz, certains vous emmèneront dans les bars en vue Hevre (cadre vintage chic dans une ancienne synagogue) ou Eszeweria (vieux meubles en bois et jardin intimiste à l’arrière).

    Lipowa 6, un bar en vue du quartier de Zabłocie Philippe Bourget | cms

    Les fans de cafés-lecture vous inviteront à se poser à Austeria, un café-restaurant de cuisine juive également petite maison d’édition. Elle est devenue célèbre pour ses « livres à écrire », qui alternent pages d’auteur et pages blanches réservées aux commentaires du lecteur. Karakter pour les vins en biodynamie, Bottigliera 1881 (et sa récente déclinaison bistronomique, Buffet) pour goûter la cuisine 2 étoiles Michelin de Przemysław Klima… Kazimierz, quartier hipster gentrifié, est une mine d’or pour les dénicheurs de tendance.

    L’intérieur du bar francophile Les Couleurs Philippe Bourget | cms

    Podgorze n’est pas mal non plus. D’aucuns jurent que Luktung y est le meilleur « asiat » de la ville, tandis que les bobos vont faire leurs courses chaque samedi au marché bio-écolo Pietruszkowy, devant la piscine Korona. Même le centre historique est concerné : Pimienta est considéré comme le meilleur restaurant de viande de la ville et le récent hôtel de luxe H15 fait l’actualité avec son restaurant Artesse, remarqué aussi par Michelin. A Cracovie, la surprise est à chaque coin de rue.

    La façade du restaurant Austeria, à Kazimierz Philippe Bourget | cms

    Infos pratiques

    Y aller

    Vols Bruxelles Charleroi-Cracovie avec Ryanair (ryanair.com) et Bruxelles National-Cracovie avec Brussels Airlines (brusselsairlines.com).

    Visites

    Château royal du Wawel.

    Collegium Maius.

    Musée des Princes Czartoryski.

    Musée Cricoteka. 

    Fabrique d’Oskar Schindler. 

    MOCAK

    Hébergements-Restaurants-Cafés

    – Hôtel Golden Tulip Kazimierz

    Très bien placé dans le quartier (tram à deux pas), cet hôtel de chaine 4*offre un confort international standardisé.

    Hamsa. hamsa.pl/en

    Austeria. austeria.pl/en

    Hevre. facebook.com/hevrekazimierz

    Luktung. luktung.pl

    En savoir plus

    krakow.travel/fr

  • Rwanda : entre collines verdoyantes et trésors cachés pour visiteurs privilégiés

    Rwanda : entre collines verdoyantes et trésors cachés pour visiteurs privilégiés

    Il offre ainsi à des visiteurs privilégiés la singularité de ses paysages de collines, la richesse de ses cultures agricoles et l’amabilité de sa population, incitée, 30 ans après le génocide des Tutsis, à la réconciliation. Un voyage dans l’Histoire et la grande nature. Voyez plutôt.

    Gorille(s) dans le Parc national des volcans, une rencontre inoubliable. Philippe Bourget | cms

    Parc des Volcans, rencontre choc avec les gorilles

    Après deux heures d’ascension fatigante dans la roche volcanique et la végétation, nous tombons nez à nez avec eux, à 3 000 m d’altitude : les gorilles des montagnes ! Dans l’herbe drue, une famille est réunie autour du mâle, un « dos argenté » de 22 ans, de plus de 200 kg, affalé comme un seigneur. Impossible de ne pas éprouver un choc à la vue de ces géants des forêts, placides, sûrs de leur force, et si humains.

    Le guide nous avait prévenus : on ne doit pas les regarder dans les yeux s’ils s’approchent, il faut s’accroupir en cas de face à face et faire un bruit de gorge singulier pour montrer que l’on est venu en ami… Ces rois de la jungle ne sont pas craintifs – pourraient-ils l’être, d’ailleurs, au vu de leur vitalité suprême ? Nous sommes à moins de trois mètres d’eux, fascinés.

    Philippe Bourget

    La rencontre avec les gorilles est le nec plus ultra d’un voyage au Rwanda. Le « pays des mille collines », au relief tourmenté et forestier, est aussi doté de vraies montagnes. Parmi les plus hautes, à plus de 3 700 m d’altitude, il y a le volcan en sommeil Visoke. C’est là, sur les pentes de ce cône frontalier avec la République Démocratique du Congo (RDC) que vivent les quelques 1 000 gorilles des montages recensés au Rwanda, en RDC et en Ouganda.

    Culture vivrière sur les pentes du volcan Visoke Philippe Bourget | cms

    Avant que la primatologue américaine Dian Fossey ne vienne dans les années 1960-1980 étudier et défendre bec et ongles ces primates, jusqu’à s’opposer aux communautés locales et être assassinée en 1985 dans des circonstances jamais élucidées, il n’y avait que 250 gorilles. « Or noir » du Rwanda, ils sont désormais protégés avec pugnacité… et réservés à une minorité de riches, seuls à pouvoir s’offrir l’incroyable droit d’entrée du Parc national des volcans : 1 500 US$ le ticket ! A ce prix, l’émotion indélébile de voir ces animaux est hélas réservée à ceux qui en ont les moyens.

    Hôtel One & Only Gorilla’s Nest, quel luxe… Philippe Bourget | cms

    Plus accessible, on peut voir aussi, moyennant un droit d’entrée raisonnable, les singes dorés (100 US$), ainsi que la tombe de Dian Fossey (75 US$), inhumée dans la forêt tropicale auprès de ses chers primates.

    Les célèbres collines rwandaises, entre Nyanza et le Parc national de Nyungwe. Philippe Bourget | cms

    Parc national de Nyungwe, chimpanzés et sources du Nil

    Au sud-ouest du Rwanda, le parc national de Nyungwe, créé en 2005 et inscrit à l’Unesco depuis 2023, est l’autre grand territoire naturel de référence. Sur 1 019 km², il abrite près de 500 chimpanzés et une nuée de singes colobes estimée à plus de 500 individus. Voir ces derniers traverser la route juste avant l’entrée du parc, telle une marée blanche et noire guidée par un instinct grégaire insondable, restera à jamais pour l’auteur de ces lignes un moment marquant du voyage. Les colobes sont l’une des 13 espèces de singes comptabilisées dans le parc. Celui-ci est aussi réputé pour être une des sources lointaines du Nil. Dans cette forêt pluvieuse, les eaux ruissellent vers des rivières qui en alimentent d’autres, plus importantes. Toutes convergent vers le lac Victoria, source officielle du Nil Blanc.

    Singes colobes, dans le sud du Rwanda Philippe Bourget | cms

    Hors la traque des chimpanzés, organisée très tôt chaque matin en compagnie d’un guide qui accompagne un groupe de huit visiteurs maximum (le permis de visite, incluant l’entrée du parc et le guide, coûte 240 US$ par personne), Nyungwe, l’un des parcs les mieux aménagés pour le tourisme, promet d’autres surprises. Une marche en forêt d’environ 1h30 conduit ainsi jusqu’à un pont suspendu au milieu de la canopée (100 US $ l’entrée du parc + 40 US $ par personne).

    Pont suspendu dans la forêt du Parc national de Nyungwe Philippe Bourget | cms

    Sensibles au vertige, s’abstenir ! Ce sera l’occasion de découvrir les igishigishigi, ces fougères arborescentes immenses dont certaines souches sont âgées de plusieurs centaines d’années. Le parc prévoit d’inaugurer fin 2024 une zipline d’environ 2 km et un écolodge de 20 chambres. Il offre aussi la possibilité d’admirer, au cours d’une balade de 2h, la spectaculaire cascade Ndambarare (115 US$) et d’effectuer des sorties de birdwatching. Autre option : effectuer un trek de trois jours, avec hébergement en cabane forestière, pour 450 US$ par personne tout compris. Un forfait pour le coup plus abordable.

    La terrasse de l’hôtel One & Only Nyungwe House Philippe Bourget | cms

    Géré par African Parks, ONG internationale spécialisée dans le management de parcs nationaux et d’aires protégées en Afrique, Nyungwe a reçu près de 23 000 visiteurs en 2023. Parmi eux, on trouve surtout des Rwandais (qui payent un prix beaucoup plus modique), des Américains, des Belges et des Allemands.

    Au bord du lac Kivu, les pêcheurs travaillent toujours par trois barques pour pouvoir tendre un grand filet entre elles Philippe Bourget | cms

    Le lac Kivu et ses « bateaux-araignées »

    Toujours à l’ouest, le lac Kivu est le troisième point fort du pays. A la frontière avec la République Démocratique du Congo – des tensions existent entre les deux pays, en raison du soutien supposé du Rwanda à un groupe armé rebelle au Congo, le M23 -, cette étendue d’eau, l’une des dix plus grandes d’Afrique, s’apparente à une « Riviera du continent noir ».

    L’impression est confirmée par la présence de plusieurs villas fastueuses avec piscine, dominant les rives boisées de pins et d’eucalyptus qui dégringolent vers le lac. Depuis le Cleo Lake Kivu Hotel (18 chambres), un des hébergements de luxe dont le pays s’est doté pour loger ses touristes Premium, la vue sur la côte et les îles est absolument idyllique. Tôt le matin, on peut voir et entendre les pêcheurs, chantant et sifflant en cadence, rentrer sur leurs curieuses embarcations, trois barques longues et étroites liées par des pieux en bois afin de pouvoir étendre un large filet entre elles.

    Hôtel en construction au bord du lac Kivu Philippe Bourget | cms

    A la mesure de leur archaïsme, ces « araignées lacustres », équipées à la proue et à la poupe de longues perches pour aider à remonter les filets, sont d’un esthétisme incroyable. En lien avec les hôtels locaux, des prestataires proposent aux touristes d’embarquer à la nuit tombée avec les pêcheurs. Une excursion d’un autre temps à la lumière de lampes à pétrole, pour partager le quotidien de ces hommes qui traquent inlassablement les sambazas (petite friture), spécialité du lac.

    Embarcation de pêche au soleil couchant Philippe Bourget | cms

    On peut aussi louer des kayaks pour se faufiler entre les îles, comme celles du Chapeau de Napoléon ou aux Singes, près de la ville de Karongi. Jadis, les éleveurs faisaient traverser les chenaux entre deux îles à leurs bovins à la nage, quand le pâturage de l’une était épuisé. Ce « spectacle » est encore organisé pour les touristes. On peut enfin se baigner dans le lac Kivu. Mais prudence. Profond jusqu’à 480 m, il émane de ses abysses du gaz méthane toxique. Il est d’ailleurs récupéré de façon industrielle pour produire de l’électricité et alimenter une partie de la population rwandaise.

    Vendeuse sur le marché de Kimironko, à Kigali cms | cms

    Kigali, capitale barnum

    Passer d’un parc à l’autre amène à sillonner le pays tout entier. On découvre ainsi une nation de collines à plus de 1 000 m d’altitude, des villages ultra peuplés, des champs de manioc, de riz, de bananiers, de thé ou de café. Au bord des routes, des enfants en uniforme scolaire, des femmes portant des feuilles de manioc sur la tête, des vélos chargés de sacs ou de bois poussés à bout de bras par des hommes… Un pays à forte énergie humaine, où l’on gagne encore sa vie à la sueur de son corps.

    Cette déambulation routière mène nécessairement à Kigali, la capitale. Impossible de s’y retrouver dans son capharnaüm de quartiers intriqués, grimpant à l’assaut de collines. Pas de centre, ou plutôt si, des centres : celui de la gare routière, barnum humain et motorisé (les motos sont reines), bruyant et pollué ; celui de l’hôtel de ville, plus policé, tendance shopping et business. Cette capitale d’environ 1,5 million d’habitants, située au centre du pays, est propre. Ses rues sont bien goudronnées. Parmi les sites à voir absolument, il y a évidement le mémorial du génocide, rappel de ce drame absolu qui a vu la mort de plus 800 000 Tutsis, massacrés par les Hutus en 1994.

    Le mémorial du génocide à Kigali cms | cms

    Kigali offre aussi, ici et là, un beau vernis lifestyle. On croisera ainsi le chemin de quelques designers ou animateurs de la vie sociale : le Nyamirambo Women’s Center, coopérative d’intégration par le travail de femmes analphabètes ; le Nyo Arts Center, galerie d’art la plus en vue du pays ; le show room de Rwanda Clothing, boutique de déco, meubles et vêtements de la créatrice Joselyne Umutoniwase ; Uzuri K&Y, magasin d’un duo de chausseurs stylistes. Ils sont les ambassadeurs d’un pays qui, des gorilles aux artistes, font du Rwanda une destination « must do »… à condition d’en avoir les ressources.

    Pacifique Niyonsenga, artiste-peintre et musicien dans sa galerie Nyo Arts Center cms | cms

     

    INFOS PRATIQUES

    Y aller

    Vols avec escale à Paris CDG vers Kigali depuis Bruxelles, 3 fois par semaine, avec Rwandair. Environ 9h15 de vol. Personnel prévenant. Classe Business de 30 sièges. Pas de WiFi à bord. rwandair.com

    Formalités et infos

    Passeport valide. Aucune vaccination exigée. Pas de décalage horaire avec la Belgique. Monnaie : le franc rwandais (RWF). 1€ = 1 403 RWF. Climat : la meilleure saison pour s’y rendre court de juin à septembre (saison sèche).

    Visiter

    Mieux vaut passer par un voyagiste pour réserver les entrées et les visites dans les parcs, ainsi que les véhicules avec chauffeurs et les excursions.

    Hébergements

    – Kigali Serena Hotel : un établissement tout confort au cœur de la capitale. serenahotels.com/kigali

    – Kivu Cleo Hotel : à Karongi, ce très bel hôtel haut de gamme domine superbement le lac Kivu. Confort et calme assurés. cleohotel.rw

    – Five Volcanoes Boutique Hotel : on a aimé le cadre végétal de ce lieu situé aux abords du parc national des Volcans, idéalement placé pour aller voir les gorilles. Charme et atmosphère tropicale. fivevolcanoesrwanda.com

    Plus d’infos

    visitrwanda.com/tourisme