Depuis Jules César, le monde chrétien vit au rythme du calendrier julien : une année de 365 jours, avec un jour ajouté tous les quatre ans. Problème : l’année astronomique réelle est un peu plus courte, environ 365,2422 jours. Une différence minuscule… mais qui, siècle après siècle, décale tout : équinoxes, solstices, et surtout la date de Pâques, fixée au IVᵉ siècle lors du concile de Nicée.
Au XVIᵉ siècle, ce retard atteint près de dix jours. Le printemps astronomique tombe de plus en plus tôt, les calculs de Pâques ne correspondent plus à ce qu’avaient décidé les évêques de Nicée. Pour l’Église, c’est intenable : le temps liturgique ne colle plus au temps du ciel !
Grégoire XIII lance alors une réforme radicale. Par la bulle Inter gravissimas, il décrète que le jeudi 4 octobre 1582 sera immédiatement suivi du vendredi 15 octobre 1582 dans les États pontificaux, en Espagne, au Portugal, dans une partie de l’Italie et bientôt en France. Dix jours rayés d’un coup, comme si on arrachait une bande entière de pages à un calendrier mural !
Derrière ce geste spectaculaire, une mécanique fine : le nouveau calendrier grégorien garde les années bissextiles tous les quatre ans, mais supprime trois années bissextiles sur quatre parmi les années séculaires (1700, 1800, 1900, etc.), ne laissant bissextiles que celles qui sont multiples de 400 (1600, 2000, 2400…). Résultat : la dérive par rapport à l’année tropique est freinée, et les saisons restent (à peu près) en phase avec les pages du calendrier.
Quand le temps devient politique
Si Rome, Madrid, Lisbonne ou Paris suivent la réforme en quelques mois, les pays protestants et orthodoxes boudent ce “temps du pape”. Accepter le calendrier grégorien, ce serait reconnaître l’autorité de Grégoire XIII. Beaucoup préfèrent donc rester “dans l’ancien temps”, au sens propre : ils conservent le calendrier julien, quitte à se décaler de plus en plus du reste de l’Europe.
Pendant plus de deux siècles, le continent vit en double tempo. En 1752, quand l’Angleterre et ses colonies finissent par adopter le calendrier grégorien, elles doivent supprimer onze jours d’un coup : le 2 septembre est suivi du 14 septembre. En Russie, il faut même attendre 1918 pour que le pouvoir soviétique accepte le “nouveau style” : le 31 janvier est suivi du 14 février.
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Entre-temps, les documents officiels, surtout dans les zones de contact, s’alignent parfois sur les deux systèmes. On note alors des dates “ancien style” (calendrier julien) et “nouveau style” (calendrier grégorien), ou on juxtapose les deux jours sur la même ligne.
Ce décalage crée des situations étonnantes : des batailles, des révolutions, des traités semblent ne pas tomber le même jour selon qu’on lit un document russe, anglais ou français. L’histoire elle-même paraît se dérouler à des dates différentes, simplement parce que le calendrier n’est pas le même !
Un héritage qui remplit encore nos agendas
Peu à peu, les résistances tombent. Les pays protestants cèdent au pragmatisme : pour commercer, négocier, voyager, mieux vaut partager les mêmes dates que ses voisins. Les pays orthodoxes suivent au XXᵉ siècle, souvent en séparant clairement le calendrier civil, grégorien, et le calendrier religieux, resté julien pour certaines fêtes. Aujourd’hui, le calendrier grégorien s’est imposé comme calendrier international de référence, utilisé pour les contrats, les billets d’avion, les Jeux olympiques ou les notifications de smartphone.
Mais la vieille querelle des jours n’a pas totalement disparu. Le calendrier julien, qui “retarde” d’environ 13 jours par rapport au grégorien, continue de rythmer la vie religieuse de plusieurs Églises orthodoxes. Ainsi, certaines célèbrent Noël début janvier selon notre calendrier !
En 1582, à Rome, quand la nuit du 4 au 15 octobre a effacé 10 jours de la vie quotidienne, le Vatican n’a pas seulement corrigé une erreur d’astronome. Il a redessiné la façon dont l’humanité allait compter ses jours, ses fêtes, ses impôts, ses rendez-vous… jusqu’à nous.
Centre spatial guyanais, immersion inédite à Kourou
Implantée en Guyane depuis 1968, cet « aéroport spatial » incarne la volonté de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et de ses 23 Etats membres, dont la Belgique, d’avoir un accès souverain à l’espace. A Kourou, 60 km au nord-ouest de Cayenne, au bord de l’océan Atlantique, les fusées Véga-C et Ariane 6 mettent en orbite des satellites d’observation, militaires, météorologiques ou de communication qui permettent à l’Europe de maîtriser son ciel face aux concurrents américains, russes ou chinois. Kourou est aussi un site de lancement de satellites pour des clients étrangers.
Modèle de fusée Ariane 5 à l’entrée du site. Philippe Bourget | cms
Japonais, Brésiliens, Indiens et même… Américains ont choisi Kourou pour leurs lancements. Amazon souhaite ainsi ne pas confier aux bases spatiales US de son concurrent Space X le soin de lancer ses propres satellites. Déployé sur 660 km², soit six fois la taille de Paris, le site se découvre en bus. Il sillonne un immense domaine forestier dans lequel des espaces défrichés accueillent bâtiments de recherche, de contrôle et pas de tirs. On apprend ainsi que 1 500 personnes travaillent sur le site, que jusqu’à un tiers de l’énergie produite en Guyane a été utilisée pour faire fonctionner les installations – des panneaux solaires permettront d’atteindre bientôt 15% d’autonomie -, que le choix de Kourou a été dicté par la proximité de la mer (plus sécurisant lors des lancements) et la stabilité climatique (pas d’ouragans) et que 1,3 million de litres d’eau se déversent sur un pas de tir lors de chaque décollage – le dernier de 2025, un départ d’Ariane 6, est prévu le 17 décembre pour placer en orbite deux satellites Galileo.
Plus étonnant, on découvre que la base abrite la plus grande concentration de jaguars d’Amérique du Sud ! Après tout, c’est logique : ils vivent dans un espace entièrement protégé et l’interdiction de la chasse laisse à leur disposition une quantité considérable de gibier. Chaque mois, des visites sont programmées pour observer la faune (paresseux, fourmiliers…) et découvrir la biodiversité unique du site. Après le bus tour – il ne faut pas s’attendre à en descendre souvent pour prendre des photos, sécurité oblige -, le parcours se poursuit par l’impressionnante salle Jupiter 2, bardée d’écrans de contrôle et de postes de travail. D’une durée totale de 3h30, la visite se termine à Guyaspace Expérience, le récent espace muséal (2024) aux dispositifs numériques et interactifs consacré à l’histoire du site, aux coulisses des lancements, aux missions des satellites et à la naturalité sur la base.
Principale ville de Guyane et centre administratif du territoire, Cayenne, 55 000 habitants, baigne dans une torpeur équatoriale bousculée par quelques points d’animation et de visite intéressants. Ils valent d’y passer au moins une nuit et une journée. Avantage de sa relative petite taille : tout se découvre à pied et notamment l’héritage colonial, concentré en partie autour de la place des Palmistes, cœur de la cité.
La place des Palmistes, au cœur de Cayenne Philippe Bourget | cms
Plantée de grands palmiers, on y flâne allégrement sur sa pelouse centrale, sautant d’un stand de vendeurs ambulants à un espace ombragé. Dans un coin de la place, le bar des Palmistes, sa terrasse et son patio, captent l’attention. Sous un décor créole de la fin du 19ème s., avec parquet en bois et ferronneries d’époque, c’est le lieu le plus animé de Cayenne. On y vient pour prendre un verre, déjeuner de brochettes de crevettes ou d’une salade au poulet boucané.
La jolie maison coloniale abritant le musée des Cultures Guyanaises Philippe Bourget | cms
A l’ouest de la place, le Vieux Cayenne livre ses maisons coloniales anciennes à balcons ouvragés et volets de bois. Certaines sont superbement restaurées, d’autres, décaties, mériteraient de l’être. On y accède par la rue Rémire, où la visite du « old fashion » musée de la Franconie (histoire, artisanat guyanais…), près de la belle mairie, est conseillée. Les escaliers aux marches colorées qui prolongent la rue grimpent jusqu’à la colline Cépérou (un ancien fort), d’où l’on profite d’une vue élargie sur la ville et l’océan.
Vue sur l’océan Atlantique depuis la colline Cépérou Philippe Bourget | cms
En redescendant de la colline via la place Léopold Héder, où trônent une fontaine et les bâtisses coloniales du rectorat et de l’hôtel préfectoral, on gagnera les rues Lallouette et Général de Gaulle, épicentres de la vie commerçante. Une peu de shopping, un crochet jusqu’à la place des Amandiers pour observer la mangrove qui a « mangé » la baie – phénomène qui se répète pas cycles -, quelques échanges amicaux avec des habitants – le sens de l’accueil et la gentillesse des Guyanais est généralement loué – et on ira se poser au passionnant musée des Cultures Guyanaises, rue Madame Payé.
Dans une antique maison restaurée (et dans une annexe, un peu plus loin dans la rue), la diversité culturelle du territoire est documentée à travers papiers d’archives, affiches et photos, depuis les peuplements amérindiens jusqu’aux temps modernes. On y retrouve aussi l’histoire des grands hommes guyanais et les sagas entrepreneuriales qui ont construit le territoire. Dans un genre totalement différent, on ira, juste à côté, voir le musée du « N’inport’koi », bric à brac d’objets en tous genres issu notamment d’artistes locaux.
C’est la formule habituellement consacrée pour qualifier ces trois îles, situées à 14 km au large du littoral de Kourou, qui ont servi de bagne à la France de 1852 à 1953. Après 1h15 de traversée en catamaran à moteur et une averse tropicale rafraichissante, on aborde ces trois îlots boisés à l’allure d’éden tropical. Impression trompeuse… Île Royale, île Saint-Joseph, île du Diable : pendant près d’un siècle, détenus de droit commun et prisonniers politiques ont été enfermés dans cette prison à ciel ouvert, condamnés aux travaux forcés ou à l’isolement. L’île Royale où l’on débarque comme pour visiter un îlot paradisiaque –végétation luxuriante, sentier littoral, crique de baignade…-, abrite les vestiges de ce qui fut un véritable village pénitentiaire.
A pied, on découvre les équipements de cette vie recluse, l’abattoir, la villa Royale, la maison du directeur, les casernes militaires, la chapelle (et ses peintures murales réalisées par l’artiste faussaire, le bagnard Francis Lagrange), les ruines d’un couvent, la grande bâtisse de l’hôpital militaire, le camp de la transportation où logeaient les prisonniers, les bâtiments disciplinaires et des condamnés, les maisons des surveillants, un cimetière d’enfants… Jusqu’à 2 000 personnes ont pu vivre en même temps sur les îles, prisonniers et personnel pénitentiaire et leurs familles confondus. Durant la durée du bagne, environ 70 000 prisonniers ont été accueillis en Guyane, aux Îles du Salut mais aussi à Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni, à l’ouest du territoire.
Entre mauvaises conditions d’hygiène et épidémies, les conditions de vie aux Îles du Salut étaient terribles. L’endroit le plus éprouvant était l’île Saint-Joseph, où étaient reclus les prisonniers les plus récalcitrants où ayant tenté de s’évader.
L’excursion sur cet îlot noyé dans la végétation laisse entrevoir la situation épouvantable de ceux qui y étaient exfiltrés. Le journaliste Albert Londres dénoncera ces conditions dans une violente diatribe, en 1923, après une visite sur les îles. Impossible en revanche de se rendre sur l’Île au Diable.
Plus inhospitalière car séparée de l’île Royale par un bras de mer au fort courant, propriété du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) comme les deux autres îles – l’organisme y a établi un poste d’observation et de sécurité lors des lancements des fusées depuis le Centre Spatial Guyanais -, elle est célèbre pour avoir accueilli pendant 4 ans le capitaine Alfred Dreyfus, condamné pour haute trahison – il sera innocenté lors d’un procès en révision, en 1906. Depuis l’île Royale, on peut voir encore la case en pierre dans laquelle il séjourna, seul au monde.
« Ma vie » en carbet, où l’expérience de la forêt amazonienne
Nature, nature et encore nature ! Avec 8 millions d’hectares de forêt et plus de 5.000 espèces animales et végétales – un seul hectare abrite jusqu’à 150 espèces d’arbres différents -, la Guyane est un territoire à la biodiversité exceptionnelle, une « Amazonie française » plus vraie que nature. Au sud, là où seuls les fleuves permettent de rejoindre les villages isolés abritant les 25 000 amérindiens de Guyane (7% de la population), la nature est protégée par le Parc Amazonien de Guyane, qui couvre 43% du territoire. On pourra choisir ce « tourisme d’aventure » avec des opérateurs locaux qui proposent des excursions en pirogues à moteur jusqu’à 5 jours pour découvrir ces tréfonds guyanais, autour de balades naturalistes, de séjours en forêts et de rencontres avec des amérindiens. Voies de circulation naturelles, les fleuves Maroni, Oyapock, Approuague et Kourou pénètrent la dense forêt et promettent des rencontres inoubliables, avec nuits passées dans des campements traditionnels, que l’on nomme ici carbets.
Ah, le carbet ! Un logement fonctionnel en forêt mais aussi un style de vie. Sous une structure en bois ouverte sur l’extérieur, on dort dans des hamacs (plus rarement dans des lits), généralement au bord d’un fleuve ou d’une rivière, bercé par les bruits de la nature. Le campement abrite toujours un restaurant et des guides accompagnent les clients en journée pour explorer le milieu naturel. Ceux qui n’auraient pas le temps de partir loin au sud peuvent se satisfaire de carbets situés proches du littoral, facilement accessibles depuis Cayenne, Kourou ou Saint-Laurent-du-Maroni. C’est le cas du camp Maripas, situé à 25 mm de voiture au sud de Kourou, au bord du fleuve éponyme. Joliment aménagé en surplomb du cours d’eau, on appréciera la cuisine et les boissons locales (dont d’excellents poissons, acoupas, atipas… et l’inévitable planteur) et le charme des structures en bois. En journée, on s’initiera au kayak et à la pirogue.
Le ponton d’embarquement du camp Maripas, près de Kourou. Philippe Bourget | cms
A bord d’une P12 (12 passagers), on tentera de maitriser la technique de course qui consiste à pagayer de concert en glissant alternativement d’un bord à l’autre du bateau. Avant de plonger une tête dans le fleuve, dépourvu ici d’animaux dangereux. Le site propose aussi des randonnées pédestres, dont une vers la bien nommée montagne des Singes. Le camp dispose d’une base avancée en amont du fleuve que l’on peut rejoindre en une heure de pirogue à moteur. Un avant-goût plus prononcé d’une immersion en forêt, poumon vert de la Guyane.
Pirogue P12 traditionnelle sur le fleuve Kourou. Philippe Bourget | cms
Le succès de ces marchés tient aussi à leur accessibilité. Que l’on vise Cologne, Aix-la-Chapelle ou Düsseldorf, les trains filent jusqu’à dix fois par jour depuis la Belgique vers ces villes illuminées. La voiture reste toutefois l’option des esprits libres, ceux qui s’imaginent déjà flâner à Monschau ou Trèves en moins d’une heure et demie.
Derrière chaque figurine sculptée et chaque boule soufflée se cache un patrimoine bien vivant. Dans les monts Métallifères, le travail du bois reste l’emblème de la région : pyramides de Noël, casse-noisettes, silhouettes délicates… rien n’échappe aux artisans. Mais la nouvelle génération s’autorise quelques libertés. Design épuré, matériaux durables, couleurs inattendues : les classiques se réinventent sans perdre leur âme.
Lauscha, royaume de la boule de Noël
À Lauscha, haut lieu du verre, les maîtres verriers perpétuent l’art de la boule soufflée à la main. On pourrait croire que tout a déjà été fait, et pourtant, la créativité continue d’y briller. Formes inédites, motifs surprenants, palettes contemporaines : l’objet culte de nos sapins n’en finit pas d’évoluer.
La Bavière et ses crèches revisitées
Même les crèches, bastions de tradition, n’échappent pas à la modernité : la version classique cohabite désormais avec des interprétations minimalistes signées de jeunes artistes. Comme quoi, l’esprit de Noël accepte volontiers quelques mises à jour.
A se mettre sous la dent : entre grands classiques et nouvelles audaces
Les incontournables réinventés
Le Stollen (fierté de Dresde) s’offre aujourd’hui des variantes sans gluten, exotiques ou plus légères. La Bratwurst, quant à elle, se décline en version végétarienne, preuve que même les traditions les plus ancrées savent s’adapter !
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Un festival de saveurs régionales
Entre Flammkuchen, vin chaud, Lebkuchen, poissons fumés du Nord ou spécialités de la Moselle, chaque marché présente sa signature. Sur les rives de la Moselle, à Bernkastel-Kues ou Traben-Trarbach, les caves à vin et maisons à colombages renforcent cette ambiance intime où un verre de Riesling se transforme presque en rituel.
Quand le décor sublime la magie
On ne va pas se mentir : l’emplacement fait beaucoup. À Cologne, la cathédrale veille sur les chalets. À Nuremberg, le Christkindlesmarkt plonge les visiteurs dans une atmosphère médiévale sans faire l’économie d’un charme certain. Dresde, elle, exhibe fièrement son Striezelmarkt, considéré comme le plus ancien marché de Noël du pays, vieux de près de six siècles ! À Aix-la-Chapelle, Trèves ou Berlin, l’expérience varie mais l’essence reste la même : mélange de patrimoine, de convivialité et de renouveau… Si les marchés de Noël allemands séduisent toujours autant, c’est qu’ils n’ont rien d’immobile. Ils cultivent leur héritage tout en accueillant l’innovation avec naturel.
Perché à 3 091 m d’altitude, ce sommet de haute montagne accessible assez facilement promet un parcours splendide aux marcheurs entrainés. Une fois au sommet, toutes les Pyrénées s’offrent en panorama. Au menu, 950 m de dénivelé positif sur un sentier peu tracé puis des éboulis, depuis le lac d’Aubert, près de Saint-Lary-Soulan. Une découverte de l’alpinisme à pratiquer avec un guide de haute-montagne du bureau de Saint-Lary – il faut parfois chausser des crampons à cause des névés. Une sévère montée dans un chaos rocheux mène à la brèche de Chausenque (2 790 m). Encore 20 mn et voici le pic, après 3h45 d’efforts. En cinémascope : les lacs de Néouvielle ; le pic du Midi de Bigorre ; le Vignemale et les sommets d’Espagne, Aneto, mont Perdu, Posets… Inoubliable.
Cerné par les cirques de Gavarnie et de Troumouse, c’est le moins connu des trois. Avantage, il préserve son anonymat et est épargné par les foules estivales. Le cirque d’Estaubé est un formidable pâturage d’altitude fermé par un amphithéâtre de montagnes immenses. L’été, on y compte des centaines de vaches et de moutons, venus manger l’herbe grasse. Cette « vallée haute » est inscrite, comme Gavarnie et Troumouse, sur la liste du patrimoine mondial par l’Unesco. L’itinéraire (compter une demi-journée aller-retour) est plutôt aisé. Depuis le lac des Gloriettes, il suffit de remonter le sentier qui longe le gave (rivière) d’Estaubé jusqu’à la cascade, qui se jette au plus profond du cirque. On est au pied d’une formidable barrière naturelle, piquée de deux à trois névés. Un magnifique terroir pastoral, protégé et vivant.
Rejoindre les neuf étangs depuis le lac des Bouillouses
Voilà un circuit parfait pour les amateurs d’espaces mystérieux. Depuis le lac des Bouillouses (2 000 m d’altitude), dans les Pyrénées-Orientales (lac accessible en voiture à la belle saison ou par télésiège depuis la station de Font-Romeu) le circuit des neuf étangs ne présente pas de difficulté majeure. En 35 minutes, on rejoint le premier étang, du Vivès. L’eau sombre entourée de conifères, les blocs rocheux, le ciel bas… Cela ressemble à un décor écossais ! Le sentier longe ensuite des étendues tourbeuses, reflet de landes celtiques. Le sentier gagne le second étang, le plus haut, Dougnes (2 240 m). Au dessus, le pic Carlit (2 921 m) joue parfois les abonnés absents, sous les nuages. Le retour s’effectue par les lacs de Llat, Long, Sec, Noir…La brume tombe, se relève, retombe. Beauté austère des montagnes de Cerdagne.
Leur estimation ? Un potentiel de 389.000 tonnes de CO₂ économisées par an — l’équivalent de l’empreinte carbone annuelle de 29.000 Belges. Rien que ça.
Pour leurs calculs, les Shifters partent d’hypothèses plutôt modestes :
100 % de transfert avion vers le train pour les trajets de moins de 4 h ;
40 % pour ceux entre 4 et 8 h ;
10 % pour les trains de nuit.
Avec ce scénario, le train pourrait réduire les émissions des vols européens au départ de la Belgique de 21 %. Avec une version plus ambitieuse, on grimperait même à 30 % ! Et pour cause : un passager en train émet jusqu’à 14 fois moins de CO₂ que s’il prenait l’avion, selon l’étude.
Pourquoi l’avion reste-t-il si tentant ?
Parce que le secteur aérien est fiscalement… confortable. Kérosène non taxé, TVA réduite, billets souvent plus attractifs : difficile pour le rail de rivaliser.
Comment accélérer la transition ?
Pour les vols courts, l’association suggère carrément d’interdire ceux de moins d’une heure. Pour les destinations plus éloignées, elle plaide pour des investissements massifs dans le rail : après tout, Genève est à 530 km, pas sur une autre planète. En prime, améliorer l’intégration train-aéroport éviterait des détours inutiles…
Se balader de la Croisette au palais des Festivals
La Croisette se déploie en bord de plage sur 3 km. Ce boulevard rassemble tous les superlatifs : les hôtels 5 étoiles (Majestic, Carlton, Martinez…), les boutiques de luxe (Hermès, Cartier, Dior…)… Côté balade, pins et palmiers jalonnent le parcours. Le Palais, construit entre la Croisette et le port, accueille l’incontournable Festival de Cannes, plus grand rassemblement mondial du cinéma. Mais aussi d’autres shows et expositions. Culte !
HerveFABRE-Photographies
S’égarer dans le quartier du Suquet
Au dessus du Vieux-Port, voilà le Cannes historique, cette colline du Suquet maillée de petite rues qui grimpent jusqu’à la place de la Castre, cernée par le château des moines de Lérins avec sa tour carrée et l’église Notre-Dame d’Espérance. Un quartier d’allure encore très médiévale. A visiter : le musée des Explorations du Monde, dans la tour, rassemblant des collections méditerranéennes, orientalistes, inuits… L’esplanade est aussi le lieu idéal pour voir les feux d’artifice tirés depuis la baie lors du Festival d’Art Pyrotechnique, en été.
HERVE FABRE
Faire ses courses au marché Forville
Très éloigné de la réputation de luxe de la ville, le marché couvert de Cannes respire la bonhommie populaire. Dans la vieille ville, cette halle marchande promet un voyage vers les saveurs méditerranéennes, entre les stands de produits maraîchers, de fromages et de poissonniers. Un rituel immuable chaque matin, du mardi au dimanche. Après le marché, cap sur les terrasses de cafés et de restaurants autour du marché, pour un temps convivial.
HERVE FABRE
S’échapper en bateau vers les îles de Lérins
A quelques encablures de la ville, les deux îles Saint-Honorat et Sainte-Marguerite offrent une respiration bienvenue après la balade sur la Croisette. En à peine vingt minutes de navigation depuis Cannes, Saint-Honorat baigne dans une atmosphère religieuse. De longue date, l’île est habitée par des moines, résidents d’un monastère. Après avoir goûté le très bon vin qu’ils produisent, on pourra faite le tour de l’île à pied, loin de l’agitation de la ville.
Eric Dervaux
Prendre l’air dans le parc de la Croix des Gardes
Ce parc urbain est lui aussi à distance du brouhaha de Cannes. Espace naturel étendu sur 80 ha, dans les hauteurs de la ville, il dévoile son décor de pins parasols et de garrigue, ainsi que de splendides bosquets de mimosas. Sa position élevée offre en prime des panoramas sur la baie de Cannes, les îles de Lérins, le massif de l’Esterel… Une échappée contemplative voire sportive, sur les quelque 20 km de sentiers du parc.
Le fait que vous, votre compagnon de voyage ou un membre proche de votre famille (qui ne devait pas vous accompagner) tombez gravement malade ne constitue pas un motif suffisant pour annuler votre voyage. Cela vaut tant si vous avez loué un appartement à la côte, réservé une maison de vacances ou un hôtel, que si vous partez par l’intermédiaire d’un tour-opérateur. Vous risquez donc de devoir payer le voyage ou au minimum une indemnité pour annulation.
Faire preuve de bonne volonté
Tout est évidemment différent si, au moment de la réservation, vous avez conclu certains accords avec l’hôtelier ou le bailleur du logement. Certains sites de réservation permettent également, sous conditions, d’annuler votre réservation pour ce genre de motif. Même s’il n’existe aucune possibilité contractuelle d’annuler, vous pouvez toujours téléphoner au propriétaire ou à l’hôtelier et lui expliquer la situation. Il se peut qu’il fasse preuve de bonne volonté et accepte que vous annuliez sans devoir payer d’indemnité. Pour éviter toute discussion ultérieure, il est préférable de demander au propriétaire ou à l’hôtelier de confirmer cet accord par e-mail ou par SMS.
Assurance
Si vous avez souscrit une assurance annulation, vous pouvez éventuellement vous y adresser. Il existe aussi parfois une assurance annulation (gratuite) comprise dans votre carte de crédit. Sachez toutefois qu’une police n’est pas l’autre. Vérifiez donc si la maladie du membre de la famille est prise en compte comme motif d’annulation. Sachez également qu’une maladie déjà existante au moment de la réservation du voyage ne sera sans doute pas couverte par l’assurance, et que toutes les maladies ne sont probablement pas éligibles.
Face à cet engouement, le maire Daniel Klack a décidé de protéger la tranquillité des riverains. « C’est vrai que chez nous c’est l’affluence touristique, on a l’impression de ne plus être chez soi », explique-t-il (source : RTL info). D’où une mesure aussi simple que radicale : la création d’une « rue du Silence », une zone où l’on demande aux visiteurs de… chuchoter. Une première, même dans une région experte en traditions originales !
L’Alsace, royaume des marchés touristiques
Il faut dire que les marchés de Noël alsaciens attirent les foules. De Strasbourg à Colmar, ils misent sur les produits locaux, les décors soignés et une atmosphère chaleureuse qui rend les ruelles presque irréelles. Riquewihr, classé parmi les plus beaux villages de France, joue dans la même cour : maisons à colombages impeccables, échoppes débordant de spécialités régionales, ambiance médiévale prête pour les cartes postales.
Que vous choisissiez de le visiter en Safari-car ou à pied sur le Sentier pédestre, deux escales enchantées, parmi sa faune européenne, vous y attendent : des lieux mystérieux où l’esprit de l’hiver prend vie. Vous y rencontrerez le Roi Houx, souverain bienveillant des bois et de ses habitants, et ses gardiens de la chaleur et de la vie, veillant sur la lumière qui réchauffe les jours les plus courts de l’année. À travers ces animations, le Domaine remonte le temps et fête les origines de Noël, en célébrant le solstice d’hiver et le retour de la lumière comme le faisaient nos ancêtres celtes et scandinaves. Le Roi Houx est un personnage issu de ces légendes ancestrales. Il préserve la vie et la lumière durant la saison froide. Une démarche qui s’ancre dans les valeurs du Domaine : permettre aux visiteurs de se connecter à la nature authentique d’Europe.
Domaine des Grottes de Han
Dans cette atmosphère à la fois mystérieuse et réconfortante, petits et grands seront invités à ralentir, s’émerveiller et partager la douceur de la saison. Le Domaine est ouvert tous les jours durant les vacances d’hiver, du 20 décembre au 4 janvier inclus (exceptés les 25/12 et 01/01). L’occasion de découvrir le Parc Animalier sous son manteau d’hiver, d’y observer les animaux (loups, lynx, bisons, cerfs, rennes, sangliers, renards polaires…) dans le décor bleuté et doré de la saison froide et de ressentir la magie du grand air. Et pour prolonger l’émerveillement, laissez-vous tenter par la visite de la Grotte de Han. Avec sa température constante de 11 degrés toute l’année, c’est une sortie idéale en hiver : un lieu hors du temps, où la nature se dévoile dans toute sa beauté souterraine. Infos et tickets : grotte-de-han.be
Selon le plan pluriannuel 2026-2031 présenté par le collège communal, la taxe connaîtra une augmentation unique de 150 euros l’an prochain, puis de 10 euros par an. « Cette augmentation est inférieure à une indexation annuelle normale », rappelle le collège, cité par Belga. Middelkerke revendique même l’une des taxes les plus basses parmi les communes du littoral, une manière subtile de dire que les secondes résidences restent toujours les bienvenues.
Des investissements massifs
En parallèle, la commune prévoit d’injecter 140 millions d’euros dans des projets très visibles. Pas un centime d’emprunt supplémentaire, assure-t-elle. Au programme : 35 millions pour une digue réaménagée, 25 millions pour une nouvelle maison communale, et 8,7 millions destinés à une école primaire.