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Author: Olivier Maloteaux

  • Un week-end dans les Cévennes (4/4) : l’abîme de Bramabiau, plongée dans le sol cévenol

    Un week-end dans les Cévennes (4/4) : l’abîme de Bramabiau, plongée dans le sol cévenol

    Tourisme Gard
    Tourisme Gard

    Au matin du dimanche, avant de reprendre les airs, on s’enfuit dans la terre. Pour cela, on grimpe vers les sommets du parc national des Cévennes, pour atteindre le Mont Aigoual, perché à 1.567 mètres d’altitude. Non loin de là, la rivière du Bonheur (un joli petit nom…) s’écoule à l’air libre, avant de glisser dans le sol pour y creuser un labyrinthe de galeries et en ressortir sous forme de cascade. On peut suivre son trajet au cœur de la terre à la grotte de Bramabiau

    Pour accéder au site, il faut d’abord descendre un sentier escarpé. Comptez 15 minutes de marche légère au gré d’une forêt de hêtres. Puis, on tombe face à la faille où débouche en cascade la rivière du Bonheur. Pour remonter son trajet, nous pénétrons dans la grotte via cette large faille creusée dans la roche. Une porte qui mène dans les entrailles de la terre…

    Ambiance frissonnante

    La visite ne comporte aucune difficulté, mais enfilez un pull car la température dans la grotte se maintient à 10°C toute l’année… Et le taux d’humidité est maximum ! Domi, notre guide, réchauffe l’ambiance de sa voix chantante gorgée d’accent du sud. Au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans la grotte, le souffle de la cascade extérieure s’étouffe et la lumière se tamise. On se faufile entre les couloirs que l’eau a creusés dans la roche calcaire au fil des millénaires.

    Des contre-empreintes de dinosaures

    Après une bonne heure à remonter le cours du Bonheur sur environ un kilomètre de galeries, on emprunte un tunnel artificiel pour quitter la grotte. En le creusant, les hommes ont fait ressurgir au plafond des contre-empreintes de dinosaures : ces bestioles ont planté leurs griffes sur ce qui était alors une lagune. Nous sommes aujourd’hui juste en dessous. Imaginer les dinosaures marcher au-dessus de nos têtes nous tire un dernier frisson avant de resurgir à l’air libre…

    Une terre de grottes

    Les Cévennes comptent plusieurs autres grottes insolites : celle de Trabuc se visite à la lueur de la lampe au carbure ; celle de la Cocalière vous propose de passer une nuit sous terre, sous une pyramide de verre ; et celle de la Salamandre vous fait voler entre ses parois sur un étrange aéroplume à nageoires. Ambiance folle cévenole…

     

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    Thierry AUBE
  • Un week-end dans les Cévennes (3/4) : sur les traces de l’oignon doux

    Un week-end dans les Cévennes (3/4) : sur les traces de l’oignon doux

    oignon doux
    Coopérative Origine Cévennes

    L’oignon doux est cultivé un peu partout, mais celui des Cévennes est emblématique et d’appellation protégée (AOP). Il est issu d’une longue tradition qui se perpétue souvent de génération en génération.

    Une culture en terrasse

    L’oignon doux des Cévennes est le seul oignon cultivé sur des parcelles en terrasses. Les graines sont semées de janvier à mars, puis on les repique sur d’autres parcelles de mai à début juin, avant la récolte d’août à septembre. Chaque oignon est arraché à la main, puis on coupe la fane, gratte la racine et sépare les beaux spécimens des moins beaux. Avec l’expérience, une personne peut trier jusqu’à 600 kilos d’oignons par jour à la main. Le prix final dépend de la qualité visuelle. La majorité des 70 producteurs des Cévennes vendent leurs oignons à la Coopérative Origine Cévennes, qui s’occupe de la distribution dans le magasin local mais aussi à travers la France et à l’étranger. Un produit rare : avec 2.600 tonnes par an, l’onion doux des Cévennes représente moins de 1% de la production d’onions en France… 

    Culture en terrasse oignon des Cévennes
    Culture en terrasse oignon des Cévennes Coopérative Origine CévennesCoopérative Origine Cévennes

    Un oignon à croquer qui ne fait pas pleurer

    L’oignon des Cévennes se distingue par sa robe nacrée et brillante. Et cet oignon doux ne fait pas pleurer car il contient peu de composants soufrés. Au goût, on le reconnaît à son faible piquant, une absence d’amertume et un taux de sucre élevé. Juteux et fondant, il se mange aussi bien cru qui cuit. Pour le cuisiner, voici quelques idées de recettes, y compris de grands chefs.

    oignon Tourisme Gard

    Un jeune chef aux petits oignons

    Pour clôturer la journée, nous posons nos valises à l’hôtel « Les terrasses de la Borie ». Au programme : vue plongeante sur les monts cévenols et repas gastronomique concocté par le Chef Florian Chekroun qui, du haut de ses 34 ans, a déjà forgé son expérience auprès de cuisiniers de renom. Une carte est proposée mais pour les menus, c’est la surprise du chef, en 4, 5 ou 6 plats, avec possibilité d’accord mets-vins.

    Chef Florian Chekroun
    Chef Florian Chekroun Olivier Maloteaux | cms

    On commence par un capuccino revisité, composé de mousse de pélardon (le fromage de chèvre local), d’oignons doux des Cévennes et d’une pointe de café. Le chef pousse aussi jusqu’à la mer toute proche, avec son originale huitre Tarbouriech de l’Hérault, farcie au jarret de veau. On remonte ensuite dans les terres avec un bœuf d’Aubrac. La figue locale s’invite au dessert de ce menu recherché et au prix justifié. Profitez-en avant qu’une étoile ne vienne relever les tarifs…

  • Un week-end dans les Cévennes (2/4) : dans les pattes du « baron » local

    Un week-end dans les Cévennes (2/4) : dans les pattes du « baron » local

    Le_Mas_del_Fray
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    Deuxième jour de notre week-end cévenol : après la visite de la bambouseraie, nous partons à la rencontre du Baron des Cévennes. Pas n’importe qui, celui-là… Pour prétendre porter ce nom, l’animal doit répondre à un strict cahier des charges. Le porc doit être de race pure Duroc (race originaire des États-Unis), reconnaissable à sa robe rousse et ses oreilles tombant sur les yeux. Il doit aussi être élevé en plein air sous les chênes et châtaigniers des Cévennes, se nourrissant d’une alimentation locale à base de châtaignes, glands, orge, blé et de protéines végétales garantie sans OGM.

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    Tourisme Gard

    Visite à la ferme

    Pour voir comment vit le Baron des Cévennes, nous avons visité Le Mas del Fray, une ferme située au nord d’Alès, sur les hauteurs. Audrey et Nicolas, les éleveurs, nous présentent les porcs reproducteurs (Léon le verrat et ses copines Rosie, Spot et autres) et leurs petits. Ils coulent des jours tranquilles avec vue plongeante sur la plaine alésienne.

    Le_Mas_del_Fray
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    Dans ces six hectares d’élevage, les porcs ne se marchent pas sur les pattes, même s’ils aiment se tenir compagnie. Ils se font les muscles sur les pentes du terrain escarpé, disposent d’abris pour la pluie et de points d’eau pour les jours chauds. Une ferme à taille humaine, respectueuse du bien-être animal. « On leur donne une belle vie et ils nous donnent une belle viande », sourit Audrey.

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    Tourisme Gard

    Viande soyeuse et fondante

    Ces bêtes de plus de 200 kilos n’ont rien du cochon de lait : pour prétendre à l’appellation Baron, l’animal doit être engraissé au minimum 12 mois. Puis, l’abattage et la découpe doivent s’effectuer localement. La filière est encore petite, avec seulement 5 éleveurs actuellement. Et les points de vente sont limités aux marchés locaux et aux fermes. Les produits sont variés : du rôti au saucisson. On a dans tous les cas en bouche une viande soyeuse et fondante. Un goût délicat et persillé dont raffolent les chefs étoilés. La filière « Baron des Cévennes » est d’ailleurs née à l’initiative d’un collectif de passionnés accompagnés de chefs étoilés du Gard. Prochaine activité du week-end : la découverte de l’oignon doux des Cévennes.

  • Un week-end dans les Cévennes (1/4) : un havre de paix ensoleillé

    Un week-end dans les Cévennes (1/4) : un havre de paix ensoleillé

    Cévennes
    Tourisme Gard

    La chaîne montagneuse des Cévennes se dresse dans le sud-est de la France, à cheval sur plusieurs départements. Pour nous y rendre, nous sommes passés par le Gard. Il y a des vols Charleroi-Nîmes tous les jours, dont un le vendredi (11h25-13h05) et le dimanche (13h50-15h25). En 1h40, nous passons de la grisaille automnale du nord au soleil du sud : le thermomètre dépasse encore les 20°C en ce mois d’octobre. Le parc national des Cévennes est à environ une heure de route de Nîmes. Si l’arbre qui règne en maître dans la région est le châtaignier, nous avons poussé les portes d’un jardin particulier où poussent une végétation plus exotique…

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    La bambouseraie, les Cévennes côté zen

    La bambouseraie en Cévennes est classée parmi les plus beaux jardins de France. Tout a commencé en 1856, lorsque Eugène Mazel, passionné  d’horticulture, a planté ici ses premiers bambous. On en compte aujourd’hui plus de 200 variétés. Cette forêt de tiges géantes (le bambou est une herbe pouvant atteindre jusqu’à 25 mètres de haut) nous téléporte au cœur de l’Asie. Au détour des allées, on tombe sur une maison typique laotienne sur pilotis, puis sur un pavillon japonais et ses cerisiers. Il y a aussi l’allée des palmiers de Chine. Et les serres abritent de mystérieuses plantes d’Afrique du Sud. Pointant leur tête à 40 mètres de haut, les séquoias californiens veillent sur ce petit monde végétal. Bref, un concentré des cinq continents en un seul lieu, d’ambiance très zen.

    Bambouseraie
    Bambouseraie

    Perché sur un filet entre les arbres

    Avant de sortir, on emprunte le récent parcours aérien : une longue toile de filets tendue entre les arbres, culminant à 8 mètres au-dessus du sol. La tête au milieu des bambous, on voit défiler les bananiers sous nos pieds. Nos jambes rebondissent sur ce filet, donnant une sensation d’apesanteur qui plaira tant aux petits qu’aux grands enfants… De retour sur la terre ferme, on fait un détour par la boutique qui propose divers objets de déco originaux mais aussi de véritables plantes et arbustes à replanter chez soi.

    Bambouseraie
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    Chambre avec vue sur les Cévennes

    Pour prolonger cette piqure zen, nous posons nos valises à l’hôtel-restaurant-spa « La Porte des Cévennes ». Cet établissement familial propose un beau salon de détente et d’agréables chambres avec balcon privatif, offrant une vue panoramique sur les paysages cévenols. Prochain épisode: notre rencontre avec le baron des Cévennes, un porc charnu et goûtu.

    La porte des Cévennes
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  • Croisière de printemps aux Pays-Bas (4/4) : dégustation du vin hollandais, à Groesbeek

    Croisière de printemps aux Pays-Bas (4/4) : dégustation du vin hollandais, à Groesbeek

    nederlands wijnbouwcentrum
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    Du vin au pays du Gouda ? Oui, monsieur ! La viticulture néerlandaise moderne a débuté il y a 50 ans dans la région de Maastricht et s’est développée aux quatre coins du pays depuis une vingtaine d’années, accélérée par le réchauffement climatique. Les heures d’ensoleillement augmentent dans le nord et le raisin y pousse mieux. Durant notre croisière Viva Cruise « Sea of Tulips », nous avons fait halte à Nimègue et pris un bus vers un vignoble local.

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    Blanc, mousseux ou rouge ?

    Planté sur les sols sablonneux de la province de Gueldre, le vignoble de Groesbeek cultive plusieurs cépages : Cabernet, Pinotin, Helios, etc. Il produit un vin de style allemand. On commence la dégustation par un mousseux (Pinotin) aux arômes fruitées de framboise, groseilles et cerises. Un goût assez particulier, qui peut convenir pour un apéritif ensoleillé. On poursuit avec un Cabernet Blanc : assez acide, il n’a rien de marquant et n’accompagnera correctement qu’un plat de moules. Étonnement, c’est le rouge (à partir de Regent et Cabernet Cortis) le plus réussi, avec un avant-goût de fût de chêne, mais toujours moins de corps qu’un rouge français, italien ou espagnol. À 15 euros en moyenne la bouteille, le rapport qualité/prix du cru hollandais nous semble très moyen ; c’est plutôt une curiosité qu’un bon vin…

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    Pâtisseries, massage et apéro à bord

    La sélection proposée sur le bateau Viva Cruise (vins français, allemands et italiens) est plus raffinée. Après le déjeuner, opération « High tea », avec des pâtisseries de toutes sortes qui s’étalent sur une table de banquet. Puis, nous nous sommes jetés sur la table de massage. Le programme comprend des séances de 25, 45 ou 60 minutes, facturées 35, 55 ou 75 €. L’option « musclée » vous remettra d’appoint pour l’apéro, que nous avons pris dans un transat sur la terrasse du pont supérieur, le rivage défilant sous nos yeux.

    viva enjoy
    viva enjoy massage

    Pour le repas du soir, nous avons opté pour le troisième restaurant de bord, à la déco et cuisine italiennes. Les pasta alla ruota, cuisinées dans une roue de parmesan, nous chatouillent encore les papilles. Les plats sont assez petits, mais n’hésitez pas à en demander plusieurs, pour mieux goûter à tout. C’est all-in ! Le lendemain, le programme journaliste prenait fin à Anvers (d’où une excursion vers Bruges est aussi possible). Mais le bateau, lui, a poursuivi sa route, faisant halte à Rotterdam et Dordrecht, avant un retour à Amsterdam. Une croisière Viva Cruise qui mêle les grandes et petites villes d’un pays qui n’a pas que ses tulipes à faire valoir…

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  • Croisière de printemps aux Pays-Bas (3/4) : Nimègue, la plus ancienne ville hollandaise

    Croisière de printemps aux Pays-Bas (3/4) : Nimègue, la plus ancienne ville hollandaise

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    Suite de notre croisière Viva Cruise sur les eaux hollandaises. Après la bouillante Amsterdam et la paisible Enkhuizen, cap à l’est vers Nimègue, située à la frontière allemande et posée les rives du fleuve Waal, branche du Rhin. Après un copieux petit-déjeuner avec vue sur le rivage, nous jetons l’ancre à portée de pieds du centre-ville de Nimègue. L’avantage des croisières fluviales, c’est que le bateau mouille toujours au cœur des villes visitées : rarement besoin de taxi ou de transport en commun pour partir à leur découverte. Viva Cruise met même gracieusement des vélos à disposition : un moyen intéressant pour découvrir une ville, surtout aux Pays-Bas, pays où le vélo est roi… Nous avons néanmoins opté pour une visite guidée payante de la ville et d’un vignoble voisin.

    nijmegen
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    Une ville ancienne à l’atmosphère moderne

    Notre guide assure que Nimègue (Nijmegen) est la plus vielle ville des Pays-Bas, bien que d’autres bourgades revendiquent ce statut (dont Dordrecht, où le bateau s’arrêtera quelques jour plus tard…). On ne se mouillera pas dans ce conflit historique, mais ce qui est sûr, c’est que les traces de Nimègue remontent à l’époque romaine : la bourgade se nommait alors « Noviomagus » (nouveau marché) et resta longtemps un important centre de commerce. Charlemagne y fit même bâtir en l’an 800 un palace, le Valkhof, dont il ne reste aujourd’hui plus que les ruines de la chapelle.

    nijmegen
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    Bombardée durant la Deuxième guerre mondiale, Nimègue s’est reconstruite dans la modernité. Elle grouille aujourd’hui d’étudiants, en médecine tout particulièrement. Dans les rues commerçantes se mélangent le cachet des anciennes maisons et le béton moins reluisant des bâtiments plus récents. Le clocher de l’église Stevenskerk surplombe ce petit monde et abrite un orgue monumental.

    Si vous avez le temps, poussez la porte du musée du vélo, qui retrace sur trois étages l’histoire (du 15e au début du 20e siècle) de ce moyen de transport particulièrement populaire aux Pays-Bas. La visite guidée comprenait aussi la découverte du vignoble voisin de Groesbeek, que l’on vous présente dans le prochain épisode.

  • Croisière de printemps aux Pays-Bas (2/4) : retour en l’an 1900, à Enkhuizen

    Croisière de printemps aux Pays-Bas (2/4) : retour en l’an 1900, à Enkhuizen

    viva cruise
    viva cruise

    Après une première nuitée à quai au cœur d’Amsterdam, les moteurs se réveillent aux aurores, à 5h30, faisant légèrement frissonner la carcasse du bateau. Nos yeux s’ouvrent le temps d’un instant, puis se referment et on se laisse à nouveau bercer par les flots. Notre bateau Viva Enjoy laisse derrière lui les touristes et lumières d’Amsterdam, pour prendre le large.

    Une mer d’eau douce

    À l’heure du petit-déjeuner, à une trentaine de kilomètre au nord-est d’Amsterdam, notre embarcation lutte contre d’épaisses vagues. Pas de quoi faire trembler les tasses, mais on se croirait en pleine mer. Et point de terre visible à l’horizon. Nous sommes en fait sur un ancien bras de la mer du Nord, transformé à partir de 1932 en deux lacs artificiels (Markermeer ou lac de Marken, et IJsselmeer ou lac de l’IJssel). Un épais barrage fut en effet érigé à l’époque pour repousser la mer et transformer l’ancien golfe en lacs d’eau douce, l’asséchant même par endroits pour y faire pousser de vertes prairies et des villes nouvelles.

    zuiderzeemuseum
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    Un village en l’an 1900

    L’éloignement de la mer et l’arrivée d’eau douce a chassé harengs et anchois, chamboulant la vie des pêcheurs d’autrefois. À Enkhuizen, le musée Zuiderzee (« Mer du sud », surnom de l’ancien bras de mer) retrace la vie d’avant le barrage. Un village entier y a été reconstitué, avec plus de 140 bâtiments historiques. Ces maisons sont pour la plupart authentiques (acheminées en entier ou brique par brique de toute la Hollande !). Elles nous ouvrent leurs portes et sont décorées d’objets d’époque, rendant la visite très réaliste. Les filets de pêche pendent aux façades et des artisans en habits d’époque font revivre les métiers anciens : un cordier tresse le lin, un forgeron bat le fer tout chaud et il y a aussi un fumoir à poisson avec dégustation. Sans oublier l’église, l’école, le bureau de poste et différents commerces, tous échappés du passé.

    zuiderzeemuseum
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    Des bateaux centenaires

    Le musée abrite la plus grande collection de bateaux des Pays-Bas, avec de nombreuses embarcations en bois. En 1900, jusqu’à 2.000 bateaux pouvaient se croiser chaque jour sur les eaux poissonneuses de la Zuiderzee. Mais il temps de rejoindre notre navire moderne, pour l’heure du dîner. Parmi les trois restaurants, nous avons choisi le plus fin : le « Bistro », accessible sur réservation mais sans supplément de prix. Entre la soupe de homard et la souris d’agneau (bien d’autres choix sont proposés), notre bateau trace son sillon vers la prochaine étape de notre croisière Viva Cruise « Sea of tulips » : Nimègue, plus vielle ville des Pays-Bas, que l’on vous présente dans le prochain épisode.

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  • Expérience vécue : croisière de printemps à travers les Pays-Bas (1/4)

    Expérience vécue : croisière de printemps à travers les Pays-Bas (1/4)

    Viva Cruise
    Olivier Maloteaux | cms

    Viva Cruise est une jeune compagnie (2018) spécialisée dans les croisières fluviales. Parmi l’offre de produits, on trouve un large choix de destinations, dont le programme « Sea of tulips », qui sillonne les Pays-Bas et pousse même jusqu’à Anvers. Mais l’embarquement se fait à Amsterdam (arrivée sur place à vos propres frais), que plusieurs trains relient facilement depuis la Belgique. Et le quai aux croisières se situe à seulement 15 minutes à pieds de la gare. Notre bateau est le dernier-né de la flotte Viva Cruise : le Viva Enjoy, mis à l’eau début 2025. Il s’étire sur 135 mètres de long et 11 de large, et peut embarquer 190 passagers dans ses 95 cabines, réparties sur trois ponts.

    Viva Cruise
    Viva Cruise

    Cabine double ou suite

    Nous dormions dans une cabine double (15 m²) avec balcon à la française (baie vitrée coulissante). L’espace y est suffisant, mais vous pouvez aussi opter pour une suite (24 m²), plus chère. Les chambres du pont inférieur, sans baie vitrée, sont moins agréables mais… moins chères. Dans tous les cas, la cabine comprend une TV écran plat, un lit confortable, un petit bureau, une machine à café et un minibar réassorti chaque jour gratuitement. Tous les aliments et boissons (y compris alcoolisées) sont disponibles à volonté, sans supplément. La cuisine est fine et variée, et le personnel se plie en quatre pour les allergiques.

    Viva Cruise
    Viva Cruise

    Piscine, vélo ou massage ?

    Si le temps le permet, vous pourrez bronzer sur un transat du pont supérieur, voire barbotter dans la (petite…) piscine à débordement. Les plus sportifs peuvent réserver gratuitement un vélo, courir sur place dans la salle de fitness ou se contorsionner sur un tapis de yoga. Les autres se feront masser, moyennant supplément. Personnel et passagers sont souriants, mais le bateau n’est pas adapté aux enfants (pas de salles de jeux, etc.). Et les instructions ne sont données qu’en anglais et allemand, pas en français.

    Viva Cruise
    Viva Cruise

    6 villes, 7 nuits, 8 jours

    Le soir de l’embarquement, vous pourrez visiter Amsterdam by night, le bateau ne levant l’ancre que le lendemain à 5h30. Le programme « Sea of tulips » comprend quatre visites : Amsterdam (2 jours), Enkhuizen, Nijmegen (Nimègue), Anvers (2 jours), Rotterdam et Dordrecht, avant un retour au point de départ. À chaque halte, Viva Cruise propose des visites guidées payantes. Tout le reste est compris dans le prix, raisonnable au regard des prestations (infrastructures, services, nourriture). On vous détaille la première escale (Enkhuizen) dans le prochain épisode …

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    Viva Cruise
  • Croisière de Noël en Allemagne (4/4) : de la petite Cochem à l’opulente Wiesbaden

    Croisière de Noël en Allemagne (4/4) : de la petite Cochem à l’opulente Wiesbaden

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    Viva Cruise

    Nouvelle journée, nouveau lieu : nous sommes le long de la Moselle dans la petite ville de Cochem. Nous commençons par une visite de l’imposant château de Reichsburg, fondé autour de l’an 1000, détruit en 1689 par les troupes du Français Louis XIV et reconstruit en style néo-gothique à partir de 1868. Puis, direction les ruelles de la vieille ville et son marché de Noël.

    Un sauna sur la Moselle

    De retour au bateau, on dîne dans le petit restaurant arrière (gratuit, mais réservation obligatoire), où l’ambiance est plus cosy et le menu encore plus fin que dans le grand restaurant avant. On s’offre ensuite une séance dans le spa du bateau (gratuit, mais sous réservation), un espace privatisé avec sauna, hammam, jacuzzi et solarium.

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    Viva Cruise

    Le dîner de gala du capitaine

    Le spa nous a remis d’aplomb pour le dîner de gala du capitaine, où nous sont présentés les 40 membres d’équipage de 10 nationalités différentes. L’occasion d’applaudir ces gens dévoués et offrant un service de qualité. Pour le repas, j’ai choisi les fruits de mer Thermidor, le bœuf Angus, le plateau de fromage et la tarte au citron ; le tout accompagné de bons vins, dont un excellent rouge chilien. Pendant que nous dégustons, le bateau fait machine arrière vers Francfort, avec une dernière halte à Mayence au petit matin.

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    Viva Cruise

    Mayence et Wiesbaden

    À part la cathédrale et le musée Gutenberg de l’imprimerie, il n’y a pas grand-chose à voir à Mayence. Mais Viva Cruise propose aussi une visite guidée de Wiesbaden, la riche ville voisine. Tous les bâtiments historiques sont colossaux, à commencer par le Kurhaus, inauguré en 1907. Plusieurs fontaines publiques d’eau chaude naturelle jaillissent aussi un peu partout dans la cité, réputée pour ses cures thermales.

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    Viva Cruise

    De retour à Francfort

    Nous atteignons Francfort à 18h30, juste à temps pour profiter de son marché de Noël, spectaculaire mais très peuplé. On l’écourte pour un apéro au calme dans le bar du bateau, avant le dernier repas et une soirée d’adieu, avec comme tous les jours un pianiste et même du champagne à volonté si vous le désirez…

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    Olivier Maloteaux

    De quoi conclure en beauté cette croisière apaisante, illuminée des scintillantes lumières de Noël. Une expérience à revivre. Peut-être au printemps ou en été la prochaine fois, pour profiter des facilités extérieures du bateau. Viva Cruise propose des croisières dans de nombreuses villes et pays européens et à toutes les périodes de l’année, avec en prime un rapport prix/prestations franchement concurrentiel…

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  • Croisière de Noël en Allemagne (3/4) : la légende de Lorelei et les illuminations de Coblence

    Croisière de Noël en Allemagne (3/4) : la légende de Lorelei et les illuminations de Coblence

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    Viva Cruise

    Après 2h30 de grimpette le matin dans les vignes de Rüdesheim, repos sur le bateau l’après-midi. On se laisse glisser sur le Rhin moyen, surnommé Rhin romantique et classé patrimoine mondial de l’UNESCO. Sur les rives défilent les falaises abruptes, garnies de vignes en escaliers. Au sommet des vallées, d’anciennes forteresses pointent par dizaines. En été, nous aurions profité du spectacle sur la terrasse du pont supérieur, étendu sur un transat ou barbotant dans la piscine extérieure, un cocktail à la main. Mais aujourd’hui, le thermomètre affiche trois petits degrés et on observe le paysage à travers la baie vitrée du bar, le nez dans un chocolat chaud.

    La légende de la belle Lorelei

    Nous arrivons à hauteur de St. Goarshausen, passage le plus étroit (175 m) et profond (25 m) du Rhin. Entre courants dangereux et récifs rocheux, ce lieu fut le théâtre de nombreux accidents et a donné naissance au 19e siècle à la légende de Lorelei (ou Loreley) : une nymphe blonde qui, du haut de son rocher d’ardoise de 130 m, faisait chavirer les marins par sa beauté et son chant envoûtant. Notre capitaine a heureusement su garder la tête froide…

    Coblence et son marché de Noël

    Nous atteignons Coblence en fin d’après-midi, après avoir dégusté un nouveau délicieux repas (le menu change chaque jour, midi et soir, et offre plusieurs choix de plats, avec option végétarienne). Nous débarquons pour visiter le marché de Noël, situé à seulement quelques centaines de mètres du quai (c’est l’avantage d’amarrer au cœur de la ville). L’air est froid mais les illuminations de la ville et les vapeurs du glühwein nous tiennent au chaud.

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    Une forteresse enchantée

    Le cable-car mène à la forteresse d’Ehrenbreitstein, datant de 1828 et transformée pour les fêtes en palais illuminé féérique. De retour au niveau de la rivière, on s’arrête devant le « Deutsches Eck » (point de rencontre du Rhin et de la Moselle) et sa colossale statue (37 m de haut) de l’Empereur Guillaume Ier (1797-1888), celui qui a unifié l’Allemagne en 1871. Puis, retour pour notre deuxième nuit dans le bateau, où nous attend un petit chocolat sur le lit refait. Le capitaine largue les amarres à minuit pour nous mener durant notre sommeil vers la prochaine étape : Cochem, sur la Moselle.